Selon un récent rapport rendu public par la structure, au Gabon, le Service d’aide médicale d’urgence (Samu) prend en charge près de 200 prématurés chaque année depuis l’ouverture de son centre de néonatalogie en 2021. Cette initiative vise non seulement à aider les familles les plus vulnérables, mais aussi à sauver la vie de ces enfants qui naissent plus fragiles.
La prise en charge des nouveau-nés prématurés ou de faible poids, même nés à terme, demeure une préoccupation majeure de santé publique au Gabon, avec des conséquences à court et à long terme pouvant affecter le développement futur de ces enfants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces bébés représentent 15 à 20% des naissances dans le monde chaque année, soit plus de 20 millions de naissances, dont environ 15 millions de prématurés. La prise en charge annuelle de près de 200 prématurés par le Samu social gabonais est donc remarquable, compte tenu des difficultés liées à leur prise en charge.
Les spécialistes soulignent que la grande majorité de ces nouveau-nés de faible poids, soit 90 %, naissent dans les pays en développement, principalement en Asie du Sud-Est et en Afrique subsaharienne. Dans cette dernière région susmentionnée, l’incidence était estimée à environ 14 % en 2015, avec 5 millions de cas, tandis qu’en Asie, elle atteignait 26 %, avec plus de 9 millions de cas par an. Le risque de décès chez ces bébés est deux à dix fois plus élevé, faisant de la prématurité la première cause de mortalité néonatale et plus de la moitié de la mortalité infanto-juvénile avant 5 ans.
L’engagement et la politique du Samu social, en particulier son action pour sauver des vies, y compris celles des bébés prématurés, sont à saluer. Chaque vie sauvée représente un sourire redonné aux familles. Le Samu social gabonais travaille en étroite collaboration avec le gouvernement, notamment le ministère de la Santé, pour soulager les populations les plus vulnérables.
Nelly Ngonde

