Un nouveau décret vise à optimiser l’efficacité de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) dans sa lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Le Conseil des ministres du 17 octobre a adopté un projet de décret renforçant l’organisation et le fonctionnement de l’ANIF. Cette mesure vise à optimiser l’efficacité de l’agence dans sa mission de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique centrale.
Ce décret, adopté en application du règlement CEMAC relatif à la prévention et à la répression du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, clarifie les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement de l’ANIF.
En tant qu’autorité administrative indépendante, l’agence joue un rôle crucial dans la protection de l’intégrité du système financier gabonais. Elle dispose d’une autonomie financière et d’un pouvoir décisionnel lui permettant de mener à bien ses missions.
L’ANIF est notamment chargée d’analyser les déclarations de soupçon transmises par les personnes assujetties aux obligations de déclaration prévues par la réglementation en vigueur et de transmettre des rapports d’analyse aux autorités judiciaires en vue de l’engagement de poursuites pénales.
Ce renforcement de l’ANIF s’inscrit dans la volonté du gouvernement de lutter contre la corruption et la criminalité financière et de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur financier.

