La tension monte entre Dakar et les instances du football africain. Dans un communiqué publié le 17 mars 2026, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a vivement réagi à la décision du Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football, qui a finalement donné gain de cause au Maroc dans le litige lié au match n°52 de la CAN TotalEnergies Maroc 2025.
Saisie après une plainte de la Fédération Royale Marocaine de Football, l’instance d’appel de la CAF a jugé recevable la requête marocaine et annulé la première décision rendue par le Jury disciplinaire. En cause : un vice de procédure, la CAF estimant que « le droit d’être entendu de la partie appelante n’aurait pas été respecté ».
Au-delà de cet aspect procédural, le Jury d’Appel est allé plus loin en se prononçant sur le fond. Il a considéré que le comportement de l’équipe sénégalaise tombait sous le coup des articles 82 et 84 du règlement de la compétition. Conséquence directe : le Sénégal est sanctionné d’un match perdu par forfait, avec un score de 3-0 attribué au Maroc.
La FSF dénonce une décision « inique »
Dans son communiqué, la Fédération Sénégalaise de Football ne mâche pas ses mots. Elle qualifie la décision de la CAF d’« inique, sans précédent et inacceptable », estimant qu’elle « jette le discrédit sur le football africain ».
Une sortie forte, qui traduit la gravité de la situation pour le football sénégalais, engagé dans une compétition majeure où chaque décision peut avoir un impact sportif et symbolique considérable.
Cap sur le Tribunal Arbitral du Sport
Refusant d’en rester là, la FSF annonce déjà une contre-offensive juridique. Elle entend saisir le Tribunal Arbitral du Sport dans les plus brefs délais afin de contester cette décision.
L’instance dirigeante du football sénégalais affirme ainsi vouloir défendre « ses droits et les intérêts du football sénégalais », tout en réaffirmant son attachement « aux valeurs d’intégrité et de justice sportive ».
Une affaire loin d’être terminée
Ce nouvel épisode ouvre une séquence judiciaire qui pourrait s’étendre bien au-delà du continent africain. Le TAS, juridiction suprême en matière de litiges sportifs, sera désormais appelé à trancher.
En attendant, cette décision fragilise encore un peu plus la crédibilité des instances et relance le débat sur la gouvernance du football africain, régulièrement critiquée pour son manque de transparence et de cohérence. Une chose est certaine : entre le Sénégal et la CAF, le match est désormais aussi juridique que sportif.

