Réuni à Libreville du 11 au 12 mars 2026, le Comité préparatoire tripartite chargé de l’organisation des premières élections professionnelles au Gabon a achevé ses travaux. Au terme des discussions entre l’État, les employeurs et les travailleurs, un consensus a été trouvé sur le mode de scrutin, ouvrant la voie à une réforme majeure de la représentativité syndicale dans le pays.
Conformément aux instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le vice-président du gouvernement a procédé, à Libreville, au lancement officiel des travaux du Comité préparatoire tripartite chargé d’organiser ces premières élections professionnelles.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer le dialogue social et de consolider la représentativité syndicale, considérée comme une priorité de l’action publique dans le cadre de la construction d’institutions plus modernes et plus inclusives.
S’adressant aux membres du comité, la ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, Jacqueline Ilogué épouse Bignoumba, a rappelé l’importance de cette étape dans la restauration de la démocratie sociale gabonaise. Elle a souligné que ce processus électoral doit permettre de rompre avec la « représentativité présumée » au profit d’une légitimité démocratique fondée sur le libre choix des travailleurs.
« Le Gabon qui se construit aujourd’hui a besoin d’interlocuteurs sociaux forts, crédibles et incontestables », a-t-elle affirmé, insistant sur le fait que la reconnaissance des organisations syndicales reposera désormais sur l’expression souveraine des travailleurs à travers les urnes.
Composé de représentants de l’État, des employeurs et des travailleurs, le Comité préparatoire tripartite avait notamment pour mission de finaliser le cadre réglementaire, technique et organisationnel du scrutin, de garantir la transparence du processus électoral et d’aboutir à un protocole d’accord préélectoral couvrant à la fois le secteur privé et l’administration publique.
Les travaux du comité ont officiellement pris fin le 12 mars 2026 avec la présentation du rapport final à la ministre du Travail, Jacqueline Bignoumba, et à sa collègue Laurence Ndong, ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités.
À l’issue des échanges, un consensus s’est dégagé autour du choix d’un scrutin indirect, reposant sur l’élection des délégués du personnel dans les secteurs public et privé. Ce mécanisme devrait permettre d’assurer une légitimité et une représentativité issues des urnes à tous les niveaux de l’organisation syndicale, notamment au sein des syndicats de base, des fédérations et des confédérations.
En clôturant les travaux, la ministre en charge du Dialogue social a salué l’engagement des participants et leur esprit de responsabilité. Elle a rappelé que cette démarche constitue une étape déterminante pour bâtir un dialogue social crédible et structuré, essentiel à la restauration du paysage syndical et à l’édification d’un « Gabon nouveau » fondé sur la justice sociale et la transparence.

