Lors de son discours de vœux du nouvel An à la nation, le président de la République, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de la libération de 1000 prisonniers à travers le pays. Lundi 1ᵉʳ avril 2024, la promesse du chef de l’État s’est matérialisée avec la libération de 562 détenus de la prison centrale de Libreville.
Ils étaient pour la plupart détenus depuis plus 15 ans, pour des fautes graves pour certains, et pour d’autres, des peines de cinq ans ou moins, tout comme ceux ayant commis des délits mineurs. Ces femmes, hommes et mineurs vont découvrir à l’extérieur une nouvelle société, un nouveau Gabon qui se veut constructif et objectif. Un Gabon qui combat le crime, mais laisse une chance à tous ses fils de contribuer à la construction de son édifice.
« Le coup de la libération a atteint toutes les sphères de la société gabonaise. Hier, personnes en conflit avec la loi, aujourd’hui, vous faites l’objet de la joie au même niveau que vos proches », a déclaré le général de division, Jean Germain Effayong-Onong, Commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire.
Une libération sur des critères précis selon le décret en conformité avec les dispositions des articles 571 à 574 du Code de procédure pénale.
« Fortes mesures générales de grâce accordée dans les conditions ci-après précisées : aux condamnés dont la liste figure en annexe, n’ayant subi aucune sanctions disciplinaires durant leur détention », a expliqué Marie-Rose Mondoumbe, cheffe de service greffe.
Désormais libres, les ex-détenus munis de leurs attestations de libération ont tenu à rendre un vibrant hommage au chef de l’État, pour cet acte, qui va permettre de désengorger le milieu carcéral. Les nouveaux affranchis ont également promis de mieux se conduire à l’avenir.
« Je voudrais me reconstruire, je voudrais être une fierté pour mon pays, et je voudrais vraiment apporter ma pierre à l’édifice pour la construction du Gabon nouveau », a indiqué Clémentine Gningone, une ancienne détenue.
La libération des détenus bénéficiant de la grâce présidentielle se fait actuellement sur toute l’étendue du territoire national. Cependant, pour certains, une question demeure celle de la réinsertion de ces derniers.
Nelly Ngonde

