Les travaux de réhabilitation de la route Bifoun-Ndjolé (56 km), confiés à l’entreprise Sogea-Satom, connaissent un retard important. Depuis le lancement du chantier en décembre 2023, seulement 13 % des travaux ont été exécutés, selon une mission de contrôle rencontrée sur place.
Sur un délai d’exécution initialement fixé à 20 mois, 11 mois se sont déjà écoulés. Malgré cela, Sogea-Satom n’a réalisé que 13 % des travaux. La mission de contrôle, rencontrée sur le tracé de 56 km, indique que les éléments nécessaires à l’exécution des travaux sont prêts et que plusieurs zones sont en cours de livraison. Cette information contraste avec l’avancement global très faible du chantier.
« Nous en sommes à une progression de 13 % aujourd’hui. Depuis la dernière visite du ministre, un linéaire a été construit », a déclaré Claude Marius Matha, chef de mission de contrôle de l’aménagement de la route Bifoun-Ndjolé.
Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés. Le manque d’agrégats disponibles à la carrière de Médoumane est identifié comme l’une des contraintes majeures rencontrées par l’entreprise. De plus, Sogea-Satom n’aurait pas encore déployé l’ensemble du matériel nécessaire pour mener de front plusieurs chantiers.
L’axe Bifoun-Ndjolé, situé sur la route nationale 2, revêt une importance stratégique considérable. Il dessert les provinces du Moyen-Ogooué, de l’Ogooué-Ivindo, de l’Ogooué-Lolo, du Haut-Ogooué et du Woleu-Ntem, et assure également une liaison avec la Guinée équatoriale et le Cameroun. Cette route de 56 km est essentielle pour diversifier l’économie locale et favoriser les échanges commerciaux. Son état actuel et la lenteur des travaux suscitent donc de vives inquiétudes.
Ce retard n’est pas nouveau. En avril 2024, le ministre des Travaux publics, le général Flavien Nzengui Nzoundou, avait déjà exprimé son mécontentement face à l’avancement insuffisant des travaux lors d’une visite de chantier sur les routes nationales 1 et 2, incluant l’axe Bifoun-Ndjolé.

