C’est au sortir des concentrations provinciales de 2021 et des assises nationales sur la gestion du Conflit Homme-Éléphant (CHE) organisée par le gouvernement dans sa quête de solutions pour résoudre les problèmes rencontrés au quotidien par les habitants des villages dont les activités agricoles sont fortement menacées et dévastées par les éléphants, que des réponses pertinentes avaient été formulées.
Ainsi, “la mise à disposition d’une aide aux victimes du Conflit Homme-Eléphant (déjà effective), l’opérationnalisation des battues administratives et l’intensification des installations des clôtures électriques,” ont été mises en application par le Ministère des Eaux et forêts, à travers la Direction Générale de la Faune et des Aires Protégées (DGFAP), de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), ainsi que de l’ONG Space for Giants (SFG), pour soulager les populations concernées.
Au total, ce sont 2388 personnes qui ont pu bénéficier de 251 barrières électriques mobiles, érigées entre mars 2022 et juin 2023. En effet, “ 272 interactions ont été notées de mars 2022 à juin 2023, 249 interactions ont été refoulées par le fil électrifié, soit un pourcentage de succès de 91,5 %”, souligne Claudel Tshibangu responsable du suivi-évaluation à Space for Giants.
Il faut noter que deux types de clôtures électriques (mobiles et à haute spécification) ont été installées selon la dimension du périmètre à couvrir. Les mobiles servent donc à protéger les petites exploitations de 0,5 à 25 ha et s’adaptent à la pratique itinérante, c’est-à-dire à l’agriculture basée sur l’autoconsommation. Et celles à haute spécification sont installées autour des coopérations agricoles dont les surfaces sont supérieures à 25 ha.
Selon Evariste Tonda, responsable technique à Space for Giants, l’ONG se charge de la formation des bénéficiaires, afin qu’ils puissent assurer eux-mêmes une partie de la première maintenance lors de l’installation qui est complètement gratuite. Celle-ci est effectuée après la vérification de certains critères par les agents des Eaux et forêts ou de l’agriculture. Pour ce faire, il faut être habitant d’un village, pratiquer principalement l’agriculture, avoir été victime de dévastation par les éléphants et déposer une plainte écrite à l’administration décentralisée des Eaux et forêts ou de l’Agriculture.

