Le Gabon, longtemps dépendant de l’exploitation pétrolière, a pris conscience de la nécessité de diversifier son économie. Les autorités ont mis en place des stratégies de transformation économique dans lesquelles l’agriculture occupe une place centrale. Cette stratégie s’accompagne d’un renforcement du système de formation professionnelle.
La diversification de l’économie gabonaise et la nécessité de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée ont conduit à une multiplication des formations professionnelles dans le pays. La stratégie de diversification vise à attirer les investissements étrangers, à créer des emplois et à accroître la productivité des entreprises.
Malgré une prédominance de l’enseignement général, l’accès à l’enseignement et à la formation technique et professionnelle reste limité. Ce système de formation souffre d’une répartition géographique inégale des opportunités de formation, d’un manque de formations aux compétences transversales, d’une insuffisance de travaux pratiques et d’une approche trop théorique.
Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), le système public d’enseignement et de formation technique et professionnelle propose 43 programmes, dont 17 dans le secteur tertiaire. Cependant, les filières restent classiques et les centres de formation manquent de flexibilité pour s’adapter aux besoins locaux.
L’OIT souligne que le Gabon a amélioré l’accès à l’éducation de base, mais l’accès à l’enseignement et à la formation technique et professionnelle demeure faible. Le nombre d’élèves inscrits dans un établissement technique et professionnel pour 100 000 habitants est légèrement supérieur (377) à la moyenne africaine (364).
Christella Mondjot

