De nos jours, il n’est pas rare de voir des personnes se faire agresser sous le regard indifférent des passants. Cette attitude passive, désignée par le terme « non-assistance à personne en danger », est un délit puni par la loi.
La non-assistance à personne en danger est un délit qui condamne l’omission de prêter secours à une personne qui court un danger. À la différence de la plupart des infractions, elle relève d’une omission plutôt que d’un acte commis, c’est-à-dire que le fautif n’a pas agi alors qu’il aurait dû intervenir.
Au Gabon, une loi a été promulguée pour réprimer cette conduite, bien que nombre de citoyens semblent méconnaître son existence. Il est courant d’observer des scènes choquantes à Libreville, où certains habitants demeurent impassibles devant des incidents tels que des braquages ou d’autres formes de violence, ignorant les implications légales de leur inaction.
Plutôt que de secourir les victimes, il arrive que les témoins enregistrent ces scènes avec leurs smartphones. Cette réaction pourrait être perçue comme une forme de complicité et, en tant que telle, être également sujette à des sanctions judiciaires. La responsabilité juridique dans de tels cas dépend de la preuve d’un danger imminent et de la capacité à porter assistance, mais aussi d’une volonté délibérée de ne pas le faire.
Linseh Maganga

