Lors de sa rencontre avec les responsables de la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG) le 12 septembre dernier, le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a évoqué la possibilité de rompre avec la majorité des sous-traitants, à l’exception de certains fournisseurs essentiels. Alors que la SEEG compte près de 2600 entreprises sous-traitantes, une telle mesure est-elle réaliste ?
Le rôle des sous-traitants
Ces 2600 sous-traitants sont censés soutenir les opérations de la SEEG dans divers domaines : maintenance des infrastructures, gestion de la relation client, logistique… L’objectif est de permettre à la société de se concentrer sur ses missions principales et d’optimiser ses ressources.
Cependant, les problèmes persistants d’adduction d’eau et d’électricité dans le pays soulèvent des questions sur l’efficacité de cette stratégie.
Les enjeux d’une rupture brutale
Un contrat de sous-traitance implique des obligations mutuelles. Une rupture brutale peut engager la responsabilité de l’entreprise qui l’initie.
D’un point de vue opérationnel, une telle rupture pourrait perturber la continuité des services, cruciale dans le secteur de l’énergie. La SEEG devrait alors trouver rapidement des solutions alternatives pour assurer ses missions.
Une volonté de changement
Cette décision du chef de l’État s’inscrit dans une série de mesures visant à transformer en profondeur la gestion du secteur énergétique gabonais. L’approche adoptée par Brice Clotaire Oligui Nguema, semble annoncer un avenir radieux, loin des délestages et des pénuries d’eau.
Si une SEEG totalement sans sous-traitance semble peu probable, une réduction drastique de leur nombre et une meilleure sélection des partenaires est envisagée. L’objectif est d’améliorer l’efficacité de la SEEG et la qualité des services fournis aux gabonais.
Mélissa Mboro

