Lors de son allocution de fin d’année du 31 décembre 2024 à Makokou, le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé l’engagement de l’État à moderniser les Forces de défense et de sécurité (FDS) tout en garantissant la stabilité régionale et la protection des frontières. Dans cette dynamique, il est légitime de s’interroger sur les mesures concrètes qui seront prises pour renforcer la sécurité intérieure et protéger efficacement les populations.
Une des pistes possibles serait la mise en place d’une police de proximité. Concrètement, il s’agirait d’une force qui sillonnerait les quartiers pour renforcer la sécurité et instaurer un climat de confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens.
Dans un passage de son discours, le président a souligné que « la lutte contre la petite délinquance et le grand banditisme sera renforcée avec plus de moyens. ». Cette déclaration appelle à une réflexion sur les ressources qui seront mobilisées et la stratégie qui sera adoptée. L’idée d’une police de proximité semble correspondre à ces objectifs, puisqu’elle pourrait permettre une surveillance accrue des zones sensibles et une meilleure prévention des actes criminels.
Ce projet nécessite des moyens importants : recrutement et formation de nouveaux agents, acquisition d’équipements modernes et mise en place d’un réseau logistique efficace. Si cette approche est prometteuse, plusieurs défis doivent être relevés et de nombreuses interrogations subsistent. Comment assurer une couverture équitable des territoires, en particulier dans les zones rurales ? Quels mécanismes seront mis en place pour éviter les abus et renforcer la collaboration avec les communautés locales ?
Une vision globale pour une sécurité inclusive et durable
Il faudra s’assurer que la prévention soit au cœur des priorités, car une présence policière constante pourrait dissuader les comportements délictueux tout en rassurant les riverains. La mise en œuvre d’une police de proximité ne se limite pas à un simple renforcement des moyens de sécurité. Elle s’inscrit dans une vision plus large, celle de faire du pays une zone sûre et attractive pour tous : citoyens, investisseurs et visiteurs.
Une telle démarche contribuerait non seulement à la protection des biens et des personnes, mais également à créer un environnement propice au développement économique et social. Pour les autorités, réussir ce pari de la sécurité globale est une opportunité de consolider la confiance des populations et de bâtir une société où chacun se sent protégé et valorisé.


Un commentaire
c’est très bien mais il faudra bien sensibilisée les agents en question car trop d’autorité nuis à l’autorité