En marge de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat qui a eu lieu du 13 au 19 novembre 2023, Arsène BOUNDZANGA, Directeur général de King Industry Gabon et président de la Fédération Nationale des Entrepreneurs Gabonais (FNEG), a fait un point sur la situation des entrepreneurs locaux.
Dès l’abord, Arsène BOUNDZANGA a fustigé le manque de communication sur les différentes solutions mises en place par les autorités en vue d’accompagner les entrepreneurs. « Un des premiers problèmes de l’entrepreneuriat au Gabon, c’est la communication », a-t-il déclaré avant d’indiquer que, « beaucoup des acquis des entrepreneurs ne sont pas divulgués ».
Selon lui, dans le domaine de l’entrepreneuriat, le pays a déjà des « prérequis », mais « le problème c’est que cela n’est pas connu du Gabonais lambda. Toutes ces ressources ne sont pas connues », ajoute-t-il. Il cite notamment le manque de familiarité avec le statut de l’entreprenant.
Le président de la FNEG a également pointé du doigt les conditions d’attributions de l’agrément PME, qui sont jugées trop restrictives. « Cet agrément existe depuis, mais ses conditions d’attributions sont difficiles à remplir et n’est donc pas accessible à tous », a-t-il regretté.
Pour valoriser les produits du terroir, le Directeur général de King Industry Gabon suggère que les autorités compétentes construisent des marchés pour que les commerçants et les artisans écoulent leurs produits.
Il a également estimé que, dans le contexte actuel de transition politique, le moment était opportun pour passer à l’action en faveur de l’entrepreneuriat. « La dynamique est prête, il faut qu’on s’asseye et qu’on dise voici le chemin à prendre », a-t-il déclaré.
Enfin, le Directeur général de King Industry Gabon a plaidé pour une meilleure promotion de l’entrepreneuriat afin de créer des références dans le domaine et de motiver les jeunes. Il déplore également le manque de figures entrepreneuriales gabonaises, souvent remplacées par des références étrangères comme McDonald’s ou Bill Gates.
« Il est important que l’entrepreneur soit protégé juridiquement, c’est quelqu’un qui emploie des Gabonais, c’est quelqu’un qui est une ressource économique », a-t-il suggéré avant de souligner que « dans notre culture on a moins de référence en matière d’entreprise. On a peu dans nos familles qui sont des modèles de l’entrepreneuriat », a-t-il conclu.

