Le président de la République, le Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé au cours de son discours à la nation du 31 décembre, la libération prochaine de 1000 prisonniers. Firmin Ollo Obiang, secrétaire général adjoint de l’ONG SOS Prisonniers, a salué cette initiative, la qualifiant de « salutaire ».
Selon le secrétaire général adjoint de cette ONG qui œuvre pour la défense des droits des détenus au Gabon, cette décision a été accueillie avec enthousiasme tant par les prisonniers que par leurs familles. « Nous avons reçu plus de 500 appels de familles de détenus, s’interrogeant sur l’éligibilité de leurs proches », rapporte Firmin Ollo Obiang.
Il a également abordé les critères d’éligibilité et a plaidé en faveur des prisonniers détenus arbitrairement afin qu’ils bénéficient aussi de cette grâce présidentielle. « L’article 571 du code de procédure pénale de notre pays, tous les détenus devraient être éligibles à cette grâce, qu’ils soient en attente de jugement, condamnés ou incarcérés pour divers motifs », explique-t-il.

Firmin Ollo Obiang insiste sur la nécessité de libérer tous ceux en détention arbitraire. « Ceux qui sont détenus arbitrairement doivent être libérés », plaide-t-il. Étant donné que cette décision devrait s’appliquer dans toutes les prisons du pays, il propose une répartition proportionnelle des libérations en fonction de la capacité de chaque prison et suggère l’implication des ONG de défense des droits des prisonniers tels que SOS Prisonniers dans le processus de sélection.
Le secrétaire général adjoint de SOS Prisonniers est revenu sur la question cruciale de la réinsertion des futurs graciés. Il préconise la création de « centres d’accueil de réadaptation des comportements » dans chaque province pour faciliter leur réadaptation dans la société. Pour prévenir la récidive, il recommande également des opportunités d’emploi pour ces individus.
Pour lui, l’insertion commence dans le cercle familial. Il appelle ainsi les familles à accueillir ces anciens détenus avec amour et joie, soulignant l’importance de leur intégration réussie dans la société pour éviter un retour à la criminalité. « Il est essentiel de leur montrer de l’amour pour qu’ils ne se sentent pas rejetés et ne considèrent pas un retour en prison comme une meilleure option », conclut-il.

