Au Gabon, l’insécurité au sein des établissements publics est un phénomène croissant. Les lycées et collèges, ces lieux où devraient régner l’éducation et le savoir, sont malheureusement le théâtre de divers trafics, notamment de stupéfiants et d’armes blanches. Pour endiguer ce fléau, des opérations de police sont régulièrement organisées afin de fouiller les élèves et de saisir tout objet illicite.
En dépit des efforts des autorités pour sécuriser ces espaces, les établissements scolaires restent vulnérables aux activités illicites. À cet effet, le mardi 13 février, une opération de sécurisation a été menée au lycée Bâ Oumar, dans le quartier Bas de Gué-Gué, par une unité de la Compagnie Spéciale d’Intervention (CSI) de la Direction de la Sécurité Publique, sous la direction du lieutenant Serge Sima.
Cette intervention visait à inspecter les sacs des élèves à la recherche d’objets non éducatifs, tels que téléphones portables, couteaux et parfums. Elle fait suite à plusieurs plaintes concernant la consommation de stupéfiants et les agressions perpétrées à l’arme blanche, au sein même des établissements scolaires.

L’opération, dirigée sans anicroche par le lieutenant Serge Sima, n’a rencontré aucune résistance de la part des élèves. Les personnes appréhendées ont été remises à leur établissement après identification, et les objets saisis ont été confiés à la direction de l’école.
Cette recrudescence de l’insécurité est due à plusieurs facteurs, notamment, le manque de discipline et de rigueur au sein des familles. Il est alarmant de constater des élèves se rendant en cours avec des couteaux dans leurs sacs, une négligence ayant déjà conduit à la mort de deux jeunes en un mois, dont un de 14 ans, suite à des affrontements.

Pour enrayer le fléau de l’insécurité en milieu scolaire, il est impératif que les autorités mettent en place un département spécialisé au sein de la police, composé d’agents dûment formés à la sécurisation des établissements scolaires, tant publics que privés.

