Dans un monde où les femmes ont toujours été considérées comme faisant partie du sexe faible, l’autonomisation économique et sociale reste un facteur important pour la valorisation de leur place et leur apport dans la société. Au Gabon, la gent féminine semble avoir emboîté le pas depuis quelques années, augmentant ainsi leur pouvoir décisionnel et permettant de davantage prendre confiance en elles. Elles, qui autrefois trouvaient honteux d’exercer une petite activité économique. C’est le cas de Clémentine Pemba Tsassa Boussouka qui, contre toute attente, a réussi à se frayer un chemin dans l’entreprenariat, un environnement majoritairement constitué d’hommes et d’étrangers. Cette gabonaise de 51 ans nous raconte son parcours depuis l’ouverture de Pierre et Hilaire Traiteur, un fast-food situé au centre ville de Libreville.
La femme gabonaise a désormais compris que l’entreprenariat n’était pas un domaine strictement réservé aux hommes ou aux étrangers. Aujourd’hui, l’on en dénombre plusieurs dans le domaine. Il y a quelques années, l’idée de tenir un commerce était embarrassant. Le métier n’était pratiqué que par des expatriés. La donne a changé, la gent féminine peut se prévaloir d’avoir atteint une autonomisation, grâce à l’exercice d’une activité commerciale.
Clémentine Pemba, qui a débuté son activité il y a 25 ans, souligne les difficultés souvent rencontrées dans le domaine. Parti de rien, de petit box en bois à restaurant, c’est avec seulement 20000 Francs CFA qu’elle ouvrit son entreprise. « Cet endroit où se tient mon restaurant aujourd’hui, était une poubelle. Personne ne s’imaginait que des années plus tard, il abriterait un fast-food. J’ai commencé par vendre des sandwichs, avant de proposer des repas consistants. Ceci me permet de subvenir aux besoins de ma famille, »a-t-elle expliqué.
Soulignons que les challenges sont nombreux, raison pour laquelle « il faut s’armer de courage et de persévérance pour s’imposer dans ce milieu », précise l’entrepreneure.
L’autonomisation de la femme passe donc par une indépendance financière, constituant ainsi un moyen fiable pour la promotion de leur droit et leur apport dans la société. Une vision claire de son projet reste la clé de voûte pour réussir dans le domaine de l’entrepreneuriat. De plus, des moyens d’accompagnement devraient être mis en place pour encourager ces femmes.
Frey Demba

