En prélude à la Journée internationale des droits des femmes, Nadine Nathalie Awanang Anato, ministre des Affaires sociales, a interpellé ce jeudi, lors d’un discours, les autorités de la transition sur le manque d’accès aux droits pour les femmes rurales.
À l’entame de son propos, le ministre des affaires sociales a rappelé les efforts consentis par les plus hautes autorités pour l’évolution des droits des femmes dans la société gabonaise. Pour preuve, le gouvernement de la transition compte plusieurs femmes parmi ses membres.
Toutefois, Nadine Nathalie Awanang Anato a décrié le non respect des quotas édictés par la loi qui n’atteignent toujours pas les 30%. Elle a également évoqué les défis auxquels les femmes font face en milieu rurale.
« Les normes culturelles profondément enracinées, les stéréotypes de genre et la méconnaissance des droits continuent de nourrir les discriminations », a relevé le ministre des Affaires sociales.
Le membre du gouvernement a également précisé que, « malgré des progrès notables, le rapport sur la situation de la femme gabonaise, en lien avec la décénnie de la femmes, souligne des manquements dans l’accès aux droits de certaines femmes, en particulier en milieu rural ».
Cette année, la Journée internationale des droits des femmes est placée sous le thème « Investir en faveur de la femme, accélérer le rythme ». Cette édition est l’occasion pour le Gabon de réaffirmer son engagement afin de « consolider et accroître la promotion et la protection de la femme gabonaise dans le processus de transition » sous l’ère du CTRI.
Mélissa Mfono

