Le Congrès national africain (ANC), par ailleurs parti politique au pouvoir en Afrique du Sud, vient d’engager des poursuites judiciaires contre “Lance de la nation”, un nouveau parti de l’opposition.
Mkhonto weSizwe, signifiant en français “Lance de la nation”, c’est le nouveau parti politique Sudafricain qui vient d’être poursuivi en justice par l’ANC, le parti dirigeant du pays. C’est donc ce mardi 19 mars 2024, devant le tribunal électoral de Bloemfontein, dans le centre du pays, que s’est ouvert le procès.
Dans leurs poursuites judiciaires contre “Lance de la nation”, les responsables de l’ANC évoquent une inéligibilité aux procédures d’enregistrement d’un parti politique, ce qui soulève des discordes au sein de l’organisme électoral indépendant, alors que le pays s’apprête à rentrer dans l’une des phases électorales les plus importantes depuis 30 ans.
Soulignons que Lance de la nation est dirigé par Jacob Zuma, ancien Président de l’Afrique du Sud. En outre, précisons que cette formation politique risquerait d’être radiée et par conséquent, ne pourra pas se positionner dans la course aux élections locales du 29 mai 2024. Une situation exaspérantes pour les responsables dudit parti, qui ont clairement promis d’entamer une guerre, si et seulement si leur formation politique était déclarée disqualifiée.
Depuis plusieurs semaines, l’ANC et Lance de la Nation sont rentrés dans une guerre froide. Les deux partis s’envoient des injures insoutenables. Fikile Mbalula, le général de l’ANC a d’ailleurs traité Jacob Zuma de « personne la plus destructrice », avant de qualifier l’ensemble des partisans du nouveau parti de « chihuahuas ».
Pour rappel, Jacob Zuma a été Président de l’Afrique du Sud du 9 mai 2009 au 14 février 2018. L’homme a été poussé à la démission en 2018, en raison des accusations de corruption qui pesaient contre lui.
Lévina Demba

