La pluie diluvienne qui s’est abattue sur Libreville jeudi 28 mars a fait plusieurs dégâts. Entre inondations et toitures arrachées par le vent, les populations sinistrées sont décontenancées.
C’est aux environs de 20 heures qu’une pluie torrentielle s’est abattue sur Libreville, la capitale gabonaise. Des vents d’une rare violence ont emporté plusieurs toitures. Dans certains quartiers, l’on parle d’inondations surprises. « Presque tout le PK8 a été touché par cette pluie. J’étais sur le lit lorsqu’un vent violent a soufflé, avant d’emporter la toiture », témoigne Len’s Darcy’s, un sinistré.
Une intempérie qui a surpris les populations gabonaises, qui sont habituées à vivre ces pluies au début du mois de mars. « Je suis en train de faire le recensement de tous les sinistrés. Il y a des dégâts énormes et ce n’est pas la première fois. D’autres catastrophes ont même causé la mort de plusieurs personnes », explique Michel Bibang, chef du quartier PK8.
Cette pluie torrentielle, survenue à la fin du mois de mars, démontre une fois de plus, les effets pervers du changement climatique au Gabon. En plus d’une vague de chaleur sans précédent observée depuis plusieurs mois, cette averse vient une fois de plus attiré l’attention des autorités, sur les stratégies à mettre en place dans le pays, pour faire face au dérèglement climatique.
Frey Demba

