Considéré comme la deuxième économie d’Afrique centrale, le Gabon a fait un excédent commercial de 944 milliards de FCFA en 2023. Une prouesse rendue possible grâce aux transactions commerciales fructueuses effectuées au cours de l’année écoulée.
Ce résultat plus que positif découle en grande partie des exportations des matières premières, notamment le pétrole et le manganèse, en dépit du contexte sociopolitique et d’une gouvernance délétère durant les années précédentes.
Selon le Dr Marius Fotso Kamga, enseignant chercheur à l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, au Gabon, « l’on parle d’excédent commercial lorsque les exportations réalisées par un pays, en termes de valeur monétaire, est supérieur aux importations. Il s’agit de revenus en provenance des marchés internationaux. Ce qui fait que la balance commerciale est positive ».
L’an dernier, le Gabon a précisément exporté à hauteur de 5936,8 milliards de FCFA ses produits vers l’international, contre seulement 1973,5 d’importations. Ces données font du Gabon un des rares pays d’Afrique à posséder une valeur des exportations trois fois plus élevée que celle des importations. Des recettes qui pourraient servir à l’amélioration des conditions de vie des populations, si l’on en croit les économistes.
« L’excédent commercial présente plusieurs avantages pour le pays. Déjà, en exportant nos produits, les partenaires internationaux vont acheter en devises. Cette balance commerciale signifie que des mécanismes pour augmenter la production ont été mis en place, ce qui devrait favoriser la croissance économique, mais également la création d’emploi », explique le docteur.
Ces finances sont donc une véritable source de financement des activités du gouvernement. Ce qui signifie que les autorités gabonaises devraient maîtriser les recettes issues des marchandises expédiées hors du pays, pour ainsi stopper les flux financiers illicites.
Frey Demba

