Le patriotisme est une valeur sûre qui participe au développement et à la construction d’une nation. Cette valeur qui semblait avoir disparu de la société gabonaise est progressivement en train d’être remise au centre des actions du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
Dès son arrivée à la tête du pays, le CTRI, a dévoilé ses ambitions, notamment celle de voir naître en chaque gabonais un esprit patriotique. Plusieurs décisions ont d’ailleurs été prises juste après le discours d’investiture du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui annonçait qu’une réappropriation culturelle et un respect du code du bon citoyen étaient nécessaires pour une réelle libération du peuple.
La réinstauration de la levée et de la descente des couleurs dans les établissements et administrations publiques, la valorisation de la culture et de la tradition gabonaise, la reconnaissance aux vaillants hommes et femmes qui ont participé à la construction du pays, sont quelques décisions qui ont déjà été appliquées.
Après les hommages rendus à ses prédécesseurs, Léon Mba, premier président du pays, Omar Bongo Ondimba et son épouse Edith Lucie et à Rose Francine Rogombet en reconnaissant son statut de première femme présidente du Gabon, le CTRI aspire à éveiller chez les citoyens l’esprit de la reconnaissance, mais surtout la connaissance de l’histoire de la nation pour mieux la construire.
Le 7 juin, un héros est célébré, son histoire et ses actions vont être mises au-devant de la scène afin que chaque citoyen cheminant devant la statue du capitaine Charles N’Tchoréré se sente fier d’appartenir à un peuple de guerriers.
L’hommage rendu à cet illustre personnage qui a marqué son temps par son courage est une restitution au peuple gabonais d’une partie de son histoire. Au rang de toutes les célébrations mémorielles organisées par le CTRI, celle-ci ne doit pas être une de plus, mais plutôt représenter pour les gabonais une motivation à travailler davantage pour le développement de leur nation dans l’unité comme l’ont fait ses héros d’antan.
Fabienne Okome


Un commentaire
C’est un bon début et une bonne initiative. Cela devrait inspirer les États de l’Afrique noire qui n’ont pas encore compris l’importance primordiale du patriotisme qui est un moteur du développement d’un pays.
Je plaide toujours dans mes publications pour le patriotisme dans les États
africains.
Ibrahim Gnan
Économiste du développement
Auteur des livres
1. Le développement en Afrique
Un devoir pour les Africains et
2. Crise ivoirienne le complot afro-occidental
Sous le nom Ignace Gnan
Berlin