Au Gabon, les parlementaires et plusieurs experts se réuniront prochainement pour former une assemblée constituante chargée d’examiner et de débattre du projet de Constitution remis au chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le 31 août dernier. Le Parlement de transition se réunira ensuite en congrès pour amender ou valider les décisions de cette assemblée constituante, qui seront ensuite soumises à référendum.
Cette prochaine étape de la transition est cruciale pour le pays. L’issue des travaux de l’assemblée constituante est particulièrement importante, car elle mènera à l’étape décisive du vote référendaire.
Au-delà du contenu des différents articles et des lois proposés dans la future loi fondamentale, les citoyens et parlementaires consultés devront se prononcer en tenant compte des trois principes intangibles et sacrés qui régissent une constitution : l’impersonnalité, l’intemporalité et la non-discrimination. C’est à l’aune de ces prescriptions fondamentales que les choix devront être faits.
Cependant, plusieurs questions se posent encore. On peut notamment s’interroger sur la composition de cette assemblée constituante : sera-t-elle représentative de toutes les forces vives de la nation ? Quels seront les critères de sélection des membres ?
Le Gabon, qui franchira ainsi une étape décisive dans son processus de transition, a déjà connu plusieurs événements majeurs, notamment l’organisation du dialogue national inclusif, la restitution des recommandations de ce dialogue et la mise en place du comité constitutionnel national. Tout cela s’est déroulé conformément au chronogramme de la transition et aux directives du chef de l’État.
Le projet de nouvelle Constitution devrait proposer plusieurs réformes significatives concernant le fonctionnement des institutions et de l’appareil étatique, du président de la République aux collectivités locales, en passant par le Parlement. Le texte devrait également établir la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, tout en garantissant l’indépendance de la justice.
Nelly Ngonde

