Au Gabon, le report de l’âge de départ à la retraite à 62 ans a des conséquences sur l’emploi et les finances publiques.
Adoptée lors du Conseil des ministres du gouvernement de la transition, du 7 février 2024, la décision du report de l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans ralentit les recrutements et augmente les dépenses de l’État.
« En 2024, sur les 1327 agents qui devaient partir à la retraite, seuls 236 l’ont fait jusqu’au 7 février », a expliqué Louise Boukandou, ministre de la Fonction publique, lors d’un colloque gouvernemental. « 1002 emplois ont été maintenus grâce au passage de l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans ». Ce maintien en poste limite les opportunités d’emploi pour les jeunes et retarde le renouvellement des effectifs dans la fonction publique.
Le report de l’âge de la retraite a également des conséquences financières pour l’État. « Depuis septembre 2023, les effectifs ont augmenté de 5 % et le coût de 8 % », a précisé Charles Mba, ministre des Comptes publics. « Ce report augmente la charge de l’État de 9,1 milliards de francs CFA », a-t-il ajouté.
Ce colloque gouvernemental a permis de mettre en lumière les défis liés à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique. Le report de l’âge de la retraite soulève des questions sur son impact socio-économique à long terme.
Melissa Brenth Mboro

