Projet porté par les plus hautes autorités du Gabon dans le but de combler le déficit d’enseignants sur l’ensemble du territoire et, par la même occasion, de lutter contre le chômage, le recrutement de 900 gabonais pour une formation accélérée au métier d’enseignant avait suscité de grands espoirs. Un an après, force est de constater que certaines affectations se font toujours attendre, suscitant l’inquiétude et la frustration des recrues concernées.
Alors que le premier trimestre de l’année scolaire est déjà achevé, 153 enseignants, sur les 900 initialement recrutés, attendent toujours leurs affectations. Réunis en collectif, ces derniers dénoncent la lenteur des autorités dans l’attribution des postes et disent « être dans l’attente de la régularisation de leurs situations et s’en remettent aux autorités pour mettre un terme à leur calvaire ».
Une version nuancée par le ministère de l’Éducation nationale. Loïc Moussounda, Directeur central des ressources humaines (DCRH) au sein dudit ministère, a indiqué que le profil de certains enseignants ne correspondait pas aux exigences requises. « Les 153 restants sont ceux ne répondant pas aux critères de sélection de la Fonction publique, à savoir être au minimum détenteur d’une licence. Ils devront suivre une formation complémentaire en cycle licence à l’École normale supérieure (ENS) », a-t-il précisé.
Ce problème épineux pénalise à la fois les enseignants concernés, mais aussi les élèves qui se retrouvent sans professeur dans des matières clés. Si la situation semble pour l’heure dans l’impasse, il est permis d’espérer que des discussions seront rapidement engagées et que la formation promise soit dispensée dans les meilleurs délais, pour le plus grand bien de ces citoyens qui aspirent à exercer leur métier et à contribuer à l’éducation des jeunes gabonais.

