L’automédication, qui consiste à recourir à un ou plusieurs médicaments sans avis médical, est un phénomène favorisé par l’accès facile à l’information via les médias, les publicités et surtout les réseaux sociaux. Cette pratique dangereuse a vu l’émergence de nouveaux « médecins du net », notamment dans le domaine de la gynécologie.
Depuis quelques années, le savoir médical n’est plus l’apanage des universitaires ou des professionnels de santé. En effet, les pages « médicales » se multiplient sur les réseaux sociaux, et leur vulgarisation présente des dérives et des dangers. Internet est de toute évidence un terrain fertile pour ces pseudo-médecins. Bien que les remèdes de grand-mère soient variés, leur utilisation fait souvent débat.
On observe une prolifération de pages sur diverses plateformes telles que TikTok et Facebook, qui se présentent sous des apparences scientifiques et prônent, par exemple, l’utilisation de certains médicaments à des fins variées. De nombreux internautes partagent leurs expériences et se réfèrent, tels des apprentis sorciers, à des conseils gynécologiques farfelus. « Les ovules se prescrivent sur indications médicales, en fonction du problème, et tous ne traitent pas la même pathologie », a révélé Ndomba Ngoye Marthes, née Nida, sage-femme et chef de service des affaires médicales au Sénat.
La médecine n’est pas une affaire de convictions ou de militantisme, mais une discipline scientifique reposant sur des études et des cas répertoriés. De nombreuses années d’études sont nécessaires pour prétendre être médecin. La médecine ne doit surtout pas être confondue avec le charlatanisme que certains internautes, dits « influenceurs », exercent sur les réseaux en donnant des conseils non étayés par des études.
La qualité des informations diffusées sur les réseaux sociaux n’est pas la seule cause de ces dérives ; certains sites sont parfois sérieux. Il est donc important d’utiliser ces réseaux avec discernement, car ce sont des outils dont il faut faire bon usage. De même, posséder des outils de bricolage ne fait pas de chacun un bon bricoleur. Il est inutile d’introduire des substances à la composition douteuse dans son appareil génital sous prétexte de le nettoyer ou de le rétrécir.
Avec l’avènement des réseaux sociaux, plusieurs charlatans ont vu le jour et exercent en toute illégalité. Ces pratiques douteuses ne doivent en aucun cas être répandues. Il est essentiel de les éviter. Seuls les professionnels de santé sont habilités à prescrire des médicaments appropriés.

