Au Gabon, un recensement mené de 2015 à 2022 a révélé que plus de 32 000 enfants sont apatrides, répartis dans les neuf provinces du pays. Face à cette situation, il est crucial de comprendre les conséquences de l’apatridie sur la vie de ces enfants.
Un enfant apatride est un enfant qui ne possède aucune nationalité reconnue. Ce phénomène, souvent méconnu, touche pourtant plus de 32 000 personnes au Gabon, selon le recensement de 2015 à 2022.
Des difficultés d’accès aux services sociaux de base
L’apatridie a de nombreuses conséquences sur la vie d’un enfant. Elda Stephia Assele épouse Mefaghe, représentante de la direction générale du bien-être, a souligné : « Sur le plan social, l’enfant n’a pas de reconnaissance légale. Pour bénéficier des services sociaux de base, comme l’assurance maladie, il ne peut pas être enregistré auprès de la CNAMGS ».
Un accès à l’éducation compromis
Les enfants apatrides rencontrent également des difficultés sur le plan éducatif. « On ne peut pas l’inscrire à l’école, car pour inscrire un enfant, il faut qu’il ait une existence légale », a précisé Mme Assele. Sans acte de naissance ni pièce d’identité, l’inscription à l’école devient un véritable parcours du combattant.
Une vulnérabilité accrue face à l’exploitation et à la violence
Privés de statut légal, ces enfants sont exposés au travail précoce, à la traite et à l’errance, sans possibilité de recours en cas de violation de leurs droits.
L’apatridie, un frein au développement et à l’inclusion
Au-delà de ces conséquences, l’apatridie expose les enfants à de nombreuses autres difficultés, les privant de leurs droits fondamentaux et entravant leur développement.

