Dans un peu plus d’un mois, le Gabon va connaître sa première élection post-transition. Le 12 avril 2025, les gabonais devront choisir le président de la 5e République pour les sept prochaines années.
Une élection scrutée par de nombreux observateurs dont la communauté internationale. Mais quel est son rôle lors du processus électoral ?
Dans quelques semaines, les électeurs seront appelés à faire valoir leurs droits, à savoir élire le premier président de la 5ème République. Un scrutin observé au-delà des frontières gabonaises, notamment par les partenaires internationaux qui ont d’ailleurs trois niveaux d’implication.
« Cette action est encadrée par les textes qui régissent les élections, en particulier le Code électoral dans son article 126 qui définit clairement que les observateurs accrédités par le ministère de l’Intérieur ont accès à tous les niveaux de l’organisation du scrutin en particulier les bureaux de vote et les commissions de centralisation des résultats », a déclaré Flavien Enongoué, conseiller diplomatique du président de la transition.
Des rumeurs indiqueraient que certaines chancelleries douteraient de la transparence du processus électoral, du fait que le chef de l’État, en tant que candidat, serait juge et partie. Une information sans fondement selon Flavien Enongoué.
« Ce serait se méprendre sur la réalité des faits. Si le président de la transition est candidat et qu’on s’appuie sur le fait qu’il avait affirmé que le CTRI rendrait le pouvoir aux civils, c’est ce qui va se passer. Quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril prochain, Le régime qui en résultera sera civil. Le pouvoir issu de la 5e République reposera sur la Constitution et dans celle-ci, les institutions seront civiles », a-t-il indiqué.
L’élection présidentielle du 12 avril prochain constitue ainsi une étape clé dans la conclusion de cette transition, dont les délais fixés par le CTRI sont, pour l’instant, respectés.

