La commission ministérielle tripartite a remis en lumière les fragilités du secteur éducatif au Gabon. Mais au-delà des réformes attendues, la multiplication des mouvements d’humeur et les divisions syndicales suscitent interrogations et inquiétudes au sein de l’opinion publique.
La tenue de la commission ministérielle tripartite sur l’éducation a relancé le débat sur l’état du système éducatif du Gabon. Si les insuffisances structurelles et pédagogiques restent au cœur des préoccupations, les tensions sociales persistantes au sein de l’Éducation nationale attirent de plus en plus l’attention.
Grèves répétées, mots d’ordre contradictoires et désaccords entre syndicats nourrissent un climat de confusion. Certains responsables appellent à la reprise des cours tandis que d’autres s’y opposent fermement, laissant planer le doute sur d’éventuels accords internes profitant à certains acteurs au détriment d’autres. Sans remettre en cause la légitimité des revendications des enseignants, ces pratiques ne permettent pas de faire éclore la lumière sur la situation.
Dans ce contexte, des soupçons d’arrangements d’arrière-boutique émergent, renforçant la méfiance des parents d’élèves et des membres de la société civile. Pour certains analystes, ces crises à répétition pourraient même fragiliser les efforts de stabilisation et de réforme engagés dans le pays.
Face à ces dérives supposées, l’exigence de transparence syndicale devient impérative. Les conclusions attendues du rapport du comité de suivi seront déterminantes pour clarifier les responsabilités et distinguer les véritables défenseurs de l’école publique de ceux dont les pratiques pourraient compromettre l’avenir éducatif du Gabon.

