Malgré l’annonce officielle de la reprise des cours ce lundi 19 janvier 2026, les établissements publics sont restés largement fermés à travers le pays. Les enseignants, toujours en grève, réaffirment leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, au grand désarroi des parents d’élèves.
Samedi 17 janvier 2026, dans un communiqué officiel, la ministre de l’Éducation nationale a annoncé avoir tenu des entretiens avec les associations de parents d’élèves (APE). À l’issue de ces discussions, il avait été décidé que les élèves reprendraient le chemin de l’école ce lundi 19 janvier 2026. Les organisations syndicales, de leur côté, avaient indiqué poursuivre les concertations tout en maintenant la pression.
Mais force est de constater qu’en ce début de semaine, le mouvement de grève des enseignants reste d’actualité. De nombreux établissements scolaires publics sont demeurés vides, malgré les pressions que certains grévistes affirment subir de la part de leurs responsables hiérarchiques. Les enseignants se disent déterminés à maintenir ce climat jusqu’à l’aboutissement complet de leurs revendications.
Une enseignante de l’intérieur du pays, souhaitant garder l’anonymat, confie avoir été sommée de regagner son poste sous peine de sanctions administratives. « On m’a clairement fait comprendre que je risquais des mesures disciplinaires si je ne reprenais pas le travail », témoigne-t-elle. Dans plusieurs établissements, les administrations disent être lassées d’accueillir des élèves sans enseignants pour assurer les cours.
« Mon fils a reçu un message de son école demandant aux parents de ne pas envoyer les enfants ce lundi, faute de cours », a révélé Ginette, mère de famille. Conformément à la décision ministérielle, les inspecteurs de l’Éducation nationale devraient sillonner les établissements ce lundi matin afin de constater l’effectivité de la reprise des cours sur toute l’étendue du territoire, mais surtout la présence des enseignants.
Toutefois, les syndicalistes dénoncent cette initiative qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation. Ils affirment mener un combat qui profitera à l’ensemble du système éducatif, et non uniquement aux grévistes. « C’est triste que de telles pratiques viennent de nos propres responsables. Ce que nous faisons, c’est pour le bien de tous », a déclaré un enseignant sous couvert d’anonymat.
Les parents d’élèves, tout en soutenant les revendications des enseignants, regrettent que leurs enfants se retrouvent pris en otage dans ce bras de fer. « Franchement, les enseignants ont raison de se battre, mais c’est regrettable que nos enfants soient au cœur de cet affrontement », a déploré un père de famille. Du côté du ministère de l’Éducation nationale, ces derniers ont indiqué une reprise progressive des cours.
Alors que le dialogue peine à produire des résultats concrets, élèves et parents restent dans l’incertitude. En l’absence d’un compromis rapide entre le gouvernement et les syndicats, la crise scolaire pourrait s’enliser, au risque de perturber durablement l’année académique. Pour l’heure, les enseignants grévistes appellent à une rencontre avec le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema .


