Depuis 2024, le gouvernement, sous l’impulsion du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, a engagé une série d’actions visant à corriger les dysfonctionnements structurels du système éducatif et à répondre aux revendications de longue date des enseignants.
Sur le plan administratif et financier, l’une des avancées majeures a été la levée du gel des situations administratives qui bloquait l’évolution de nombreuses carrières depuis plusieurs années. Dans le même élan, le paiement progressif des rappels de solde et des arriérés de salaires a été amorcé, avec une première tranche versée à la fin de l’année 2024 et une seconde annoncée pour le premier trimestre 2025. Par ailleurs, des milliers d’enseignants jusque-là en pré-salariés ont été intégrés à la Fonction publique et perçoivent désormais régulièrement leur solde.
Afin de combler le déficit criant en ressources humaines, plusieurs vagues de recrutements ont été lancées. Dans l’enseignement secondaire, plus de 900 enseignants, notamment dans les disciplines scientifiques, ont été recrutés à travers des formations en alternance pour répondre aux besoins urgents des établissements, en particulier dans les provinces. Dans l’enseignement supérieur, un plan triennal prévoit le recrutement de 300 enseignants-chercheurs afin de renforcer les universités et les grandes écoles.
Les conditions de travail ont également fait l’objet d’une attention particulière. De nouveaux complexes scolaires ont été livrés, notamment à Makokou et à Libreville, contribuant à désengorger les salles de classe. En parallèle, des budgets ont été débloqués pour la réhabilitation de nombreux lycées et collèges dégradés à travers le pays. La gratuité des frais d’inscription, bien que principalement destinée aux parents, a de plus permis de stabiliser les effectifs dès le début des années scolaires et de faciliter la gestion administrative des établissements.
Face aux tensions sociales persistantes, le gouvernement a renforcé le dialogue avec les partenaires sociaux. En janvier 2026, une Commission interministérielle de crise réunissant les ministères de l’Éducation nationale, de la Fonction publique et du Budget a été mise en place pour accélérer le traitement des dossiers encore en instance. Un comité de suivi intégrant des représentants du corps enseignant a également été institué afin de veiller à l’application effective des engagements pris par l’État.
Sur le plan pédagogique, des réformes ont été engagées avec l’introduction progressive de l’Approche par compétences, destinée à moderniser les méthodes d’enseignement et à mieux valoriser l’expertise des enseignants. Si des avancées sont reconnues, certains syndicats demeurent toutefois vigilants, notamment sur la question des indemnités de vacation et sur la rapidité du traitement des dossiers à la Direction de la Solde.
Après deux années de réformes et d’investissements, l’exécutif estime avoir posé les bases d’un redressement durable du secteur éducatif. Les prochaines années devraient permettre de consolider ces acquis, d’approfondir les réformes engagées et de bâtir une école gabonaise plus performante et plus équitable.
Dans ce contexte, un appel est lancé aux enseignants afin qu’ils privilégient le sens de l’intérêt général et la préservation de l’avenir des apprenants, en mettant un peu d’amour dans leur colère, pour éviter une année blanche aux conséquences lourdes pour le pays, mais surtout pour nos enfants.

