Au Gabon, les abus sexuels et les violences faites aux mineurs sont sévèrement réprimés par la loi. Entre les dispositions du Code pénal et la loi spéciale de 2021 sur la protection des mineurs, l’État s’est doté d’un cadre juridique renforcé pour prévenir ces crimes, sanctionner les auteurs et mieux protéger les victimes.
Les violences sexuelles à l’encontre des mineurs constituent l’une des infractions les plus graves prévues par la législation gabonaise. Le Code pénal, complété par une loi spéciale adoptée le 21 avril 2021, affirme clairement la volonté des pouvoirs publics de lutter contre toute forme d’exploitation, d’atteinte à l’intégrité physique et psychologique des enfants, ainsi que contre les abus sexuels.
Le Code pénal définit avec précision les infractions en matière de violences sexuelles. L’article 256 qualifie de viol tout acte de pénétration sexuelle commis par violence, contrainte, menace, surprise ou ruse. Lorsque la victime est âgée de moins de 15 ans, l’absence de consentement est présumée, ce qui entraîne un alourdissement des peines.
Les articles 257 et 258 sanctionnent respectivement les atteintes sexuelles avec violence ou contrainte et les actes impudiques commis sur des mineurs de moins de 15 ans, même en l’absence de violence. Quant à l’article 259, il prévoit des circonstances aggravantes lorsque l’auteur est un parent, un ascendant, un tuteur, un enseignant ou toute personne ayant autorité sur la victime.
Afin de renforcer ce dispositif, la loi spéciale du 21 avril 2021 relative à la protection des mineurs est venue préciser et créer des infractions spécifiques, notamment le crime de viol sur mineur de moins de 15 ans, le viol incestueux sur mineur de moins de 18 ans, ainsi que les délits d’agression sexuelle simple ou incestueuse sur mineur. Cette loi marque une avancée significative dans la prise en compte des violences sexuelles, en particulier au sein du cadre familial.
Les autorités gabonaises rappellent régulièrement que la protection de l’enfance est une priorité nationale. Forces de sécurité, juridictions et services sociaux sont appelés à agir de manière concertée pour prévenir ces crimes, encourager les dénonciations et assurer une prise en charge adaptée des victimes.
La lutte contre les abus sexuels sur mineurs demeure ainsi un enjeu central de société au Gabon, engageant à la fois la responsabilité de l’État, des institutions et de chaque citoyen.

