Les titulaires d’un permis de conduire dans le Grand Libreville disposent désormais d’une période de six mois pour effectuer la conversion de leur document vers le nouveau format digitalisé. Passé ce délai, les anciens permis ne feront plus foi, a indiqué le ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique dans un communiqué rendu public le mardi 24 mars 2026.
Cette opération de mise à niveau est soumise à des frais fixés à 10 000 FCFA pour la catégorie B et à 20 000 FCFA pour les autres catégories (A, C, D, E et F). Le règlement s’effectue exclusivement via des solutions de paiement mobile, notamment Moov Money et Airtel Money.
Afin de faciliter l’enrôlement, plusieurs centres ont été déployés dans la capitale et ses environs. Les usagers peuvent se rendre au Palais des sports de Petit Paris, à la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI/CEDOC), à la mairie du 2ᵉ arrondissement de Libreville, au stade d’Angondjé, à l’École nationale de police d’Owendo ou encore à la préfecture de Ntoum.
La mesure concerne un large public, incluant les détenteurs de permis provisoires expirés, ceux disposant d’une fiche d’enregistrement ainsi que les titulaires de permis en cours de validité. Une fois les formalités accomplies, un récépissé est remis aux usagers, tandis que le nouveau permis digitalisé est délivré dans un délai maximal de sept jours. L’ancien document est systématiquement retiré et rendu invalide.
Les modalités détaillées de cette procédure sont disponibles sur le site officiel du ministère (www.transport.gouv.ga), qui était toutefois inaccessible au moment de la rédaction. Le lancement du dispositif a été symboliquement marqué par l’enrôlement du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, parmi les premiers bénéficiaires du nouveau système.
Sur le plan technique, le permis digitalisé intègre plusieurs dispositifs de sécurité, dont un QR code d’authentification, une puce NFC permettant un contrôle sans contact, ainsi qu’un système de suivi des infractions. Des mécanismes de certification numérique viennent compléter l’ensemble afin d’assurer la fiabilité et l’intégrité des données.
À travers cette réforme, les autorités ambitionnent de renforcer la lutte contre la fraude documentaire, de rationaliser les procédures administratives et d’améliorer la collecte des recettes publiques. Elles entendent également instaurer une relation plus transparente et efficace entre l’administration et les citoyens.

