Le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a infligé une lourde sanction à Samuel Eto’o. Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) écope d’une suspension de quatre matchs assortie d’une amende de 20 000 dollars américains, à la suite des incidents survenus lors du quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant le Maroc au Cameroun.
Cette décision, rendue le mercredi 14 janvier 2026, fait suite au comportement jugé inapproprié du dirigeant camerounais après la défaite des Lions Indomptables face à la nation hôte (0-2). Selon la CAF, Samuel Eto’o aurait exprimé un vif mécontentement à l’égard de l’arbitrage et des instances dirigeantes, en des termes et une attitude contraires aux règles disciplinaires en vigueur.
Dans un communiqué officiel publié le même jour à Yaoundé, la FECAFOOT a vivement réagi à l’annonce de cette sanction. L’instance camerounaise dit avoir « pris connaissance » de la décision n°DC23312, tout en contestant fermement son fondement. Elle estime que la sanction infligée à son président est « dépourvue de toute motivation explicite » et résulte d’une procédure expéditive ne respectant pas, selon elle, les principes élémentaires d’un procès équitable.
La FECAFOOT a également annoncé que Samuel Eto’o entend exercer les voies de recours prévues par les textes, dans les délais et formes requis. Tout en réaffirmant son soutien « constant » à son président, la Fédération dit rester attachée au respect des principes d’une justice disciplinaire crédible et impartiale au sein du football africain.
Pour rappel, les faits remontent au 9 janvier dernier, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Très remonté contre certaines décisions arbitrales lors de la rencontre Maroc–Cameroun, Samuel Eto’o avait perdu son sang-froid en tribunes. Sa colère, exprimée de manière véhémente devant le président de la CAF, Patrice Motsepe, et celui de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, avait nécessité l’intervention de plusieurs personnes pour tenter de le calmer. Ces scènes, largement relayées, avaient suscité de nombreuses réactions dans le monde du football africain.
Alors que la FECAFOOT engage désormais une procédure de recours, cette affaire relance le débat sur la gouvernance, la discipline et l’équilibre entre autorité institutionnelle et liberté d’expression des dirigeants au sein des instances sportives africaines.

