Au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le rêve marocain s’est brisé au terme d’une finale irrespirable. Opposé au pays hôte ce dimanche 18 janvier, le Sénégal a su faire parler son sang-froid et son expérience pour s’imposer au bout de la prolongation, décrochant ainsi la deuxième Coupe d’Afrique des nations de son histoire.
La décision est venue des pieds de Pape Gueye, auteur du but libérateur en prolongation, récompensant la persévérance des Lions de la Teranga dans un match longtemps verrouillé. Mais avant ce dénouement, la rencontre a basculé dans une séquence de tension extrême au terme du temps réglementaire.
Dans le temps additionnel, le Sénégal a cru ouvrir le score sur une tête d’Ismaïla Sarr, finalement annulée par l’arbitre pour une faute jugée légère d’Abdoulaye Seck. Quelques instants plus tard, un penalty était accordé au Maroc pour un accrochage sur Brahim Diaz. Furieux, les Sénégalais quittaient la pelouse avant d’être ramenés au calme par leur capitaine Sadio Mané. La tentative marocaine, osée mais mal exécutée, se soldait par un échec sur une panenka manquée.
Touchés mais pas abattus, les champions d’Afrique ont repris le contrôle en prolongation et fini par faire la différence, plongeant tout un stade dans le silence. Pour le Maroc, la désillusion est immense. À domicile, porté par un public incandescent, le Royaume espérait soulever un deuxième trophée continental, cinquante ans après celui de la génération 1976. Mais au bout de l’effort, les Lions de l’Atlas ont manqué de justesse et de lucidité.
Le Sénégal, lui, confirme son statut de référence du football africain, au terme d’une finale marquée autant par l’intensité du jeu que par la tension dramatique des derniers instants.

