Chers compatriotes,
Avec une population estimée à près de 45 000 personnes, les gabonais de l’étranger représentent l’équivalent de la population des provinces de la Nyanga ou de l’Ogooué-Ivindo. C’est pourquoi nous avons sollicité, lors de la première convention des gabonais de l’étranger, qui s’est tenue à Paris, en février 2002, l’élévation de la diaspora gabonaise au rang de 10ᵉ province du Gabon.
Bien que ce projet n’ait pas encore abouti, nous savons tous que les mentalités évoluent et que, grâce aux plus jeunes, il se concrétisera un jour.
Durant notre long séjour à l’étranger, nous avons constaté que la diaspora gabonaise de France joue un rôle de premier plan dans la promotion du Gabon à l’international. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les activistes gabonais les plus en vue sont ceux qui résident en France.
Cependant, en cette période de transition, il est essentiel que la diaspora s’unisse et fasse preuve de responsabilité dans ses discours et ses actions. L’activisme des gabonais de la diaspora est crucial pour notre avenir, mais il ne doit pas se transformer en un vecteur d’injures ou de calomnies à l’encontre de ceux qui œuvrent actuellement pour la stabilité et la dignité de notre nation.
Accuser sans preuves ou propager des rumeurs ne fait qu’attiser les tensions et nuire à notre communauté. Au lieu de cela, engageons-nous dans un dialogue respectueux et constructif. Soulignons les défis auxquels nous sommes confrontés, mais faisons-le avec dignité et respect envers ceux qui conduisent notre transition.
Nous avons tous un rôle à jouer dans la construction d’un Gabon plus fort. Exprimons nos préoccupations de manière constructive et travaillons ensemble pour un avenir meilleur, sans recourir aux attaques personnelles.
Restons unis et faisons preuve de sagesse.
Par Petit-Lambert Ovono, évaluateur certifié des politiques publiques, président de SOGEVAL, éditorialiste.

