Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie énergétique avec la signature d’un contrat d’exploration et de partage de production visant à valoriser un important potentiel gazier.
Le 2 avril 2026, le ministère du Pétrole et du Gaz a procédé à la signature du Contrat d’exploration et de partage de production (CEPP) NDAYI n° G4-273 entre l’État gabonais et la société Komo Ressources Group (Koreg), entreprise de droit gabonais.
Cet accord s’inscrit dans la vision des autorités visant à accélérer l’industrialisation de l’économie nationale, notamment à travers la transformation locale des ressources naturelles à l’horizon 2029. Dans cette dynamique, le développement du gaz apparaît comme un levier essentiel pour soutenir les besoins énergétiques du pays.
Le contrat porte sur la mise en valeur du bloc EF4-F5, situé dans le bassin sédimentaire gabonais. Les travaux d’exploration antérieurs y ont révélé un potentiel significatif en hydrocarbures, en particulier en gaz, avec une estimation d’environ 2,5 trillions de pieds cubes (TCF), ainsi que plusieurs prospects pétroliers prometteurs.
Resté sans activité depuis plusieurs décennies, ce bloc devrait connaître une relance des opérations. L’objectif est de renforcer les capacités énergétiques, notamment dans la région de l’Estuaire, tout en contribuant à l’augmentation de la production nationale d’hydrocarbures et des recettes de l’État.
Au-delà des enjeux énergétiques, ce projet devrait générer des emplois directs et indirects et favoriser le développement des compétences locales, en cohérence avec la politique de promotion du contenu local.
À travers cet accord, l’État gabonais réaffirme sa volonté d’accompagner les opérateurs nationaux, tout en veillant au respect strict des normes techniques, environnementales et sociales, en vue d’une exploitation responsable et durable des ressources naturelles.

