Nouveau succès de la direction de lutte contre le braconnage des eaux et forêts qui, soutenue par la police judiciaire de Libreville et l’ONG Conservation Justice, vient de mettre la main sur des présumés trafiquants d’ivoire de nationalité gabonaise. C’est ce qu’indique un communiqué de l’ONG publié le 6 juin dernier.
Un peu plus de deux mois après l’interpellation de trois présumés trafiquants d’ivoire à Lastourville, une localité de la province de l’Ogooué-Lolo, c’est au tour de Libreville, la capitale du Gabon, d’enregistrer des cas de trafic d’ivoire. Ce sont, au total, quatre trafiquants pris dans les mailles de la police judiciaire de Libreville le jeudi 6 juin dernier.
Au cours de l’opération conjointe, menée par la direction de lutte contre le braconnage des eaux et forêt, la police judiciaire de Libreville et l’ONG Conservation Justice, l’interpellation des présumés permettra aux agents de faire la découverte de quatre pointes d’ivoire entières, rangées dans un sac en polyéthylène.
Après interrogation, les quatre présumés trafiquants vont reconnaître avoir détenu les quatre pointes d’ivoire, et également les avoir acheminés dans une chambre d’hôtel pour les vendre. Ces individus seront poursuivis pour détention illégale, tentative de vente, complicité de détention, complicité de tentative de vente des pointes d’ivoire, ainsi que pour violation des dispositions sur les ivoires trouvées. Ils risquent une peine de prison de dix ans, assortie d’une amende égale au quintuple de la valeur marchande des pointes d’ivoire trouvées en leur possession, conformément aux articles 390, 392 et 396 du nouveau code pénal, et à l’article 200 du code des eaux et forêts.
Dix mois auparavant, plusieurs arrestations de présumés trafiquants internationaux d’ivoire ont eu lieu à l’intérieur du pays, notamment à Lambaréné et à Makokou. Des cas enregistrés lors de missions de contrôle sur le terrain effectuées par les antennes provinciales de la police judiciaire, les directions provinciales des eaux et forêts, et la direction de la lutte contre le braconnage, avec l’appui de l’ONG Conservation Justice.
À cet effet, le 31 mai dernier, une enquête avait été ouverte à Libreville au sujet des cas de trafic international d’ivoire du Gabon vers le Cameroun.
Cette audience du ministère gabonais des Eaux et forêts marquait le dénouement des arrestations survenues dans le pays en août 2023, lesquelles mettaient en lumière un réseau de trafiquants.
Yvette Moussounda

