Le Prytanée militaire de Libreville a abrité, le 9 janvier 2026, la cérémonie de clôture du stage du Certificat Technique Élémentaire (CTE), spécialité Musique, session 2025. Cette formation interforces a permis à 45 stagiaires issus des Forces de défense et de sécurité d’acquérir des compétences solides en musique militaire, avec un taux de réussite remarquable de 91,11 %, symbole de rigueur, de discipline et d’excellence.
Organisé du 6 octobre 2025 au 9 janvier 2026, ce stage a rassemblé 45 stagiaires issus de plusieurs corps des Forces de défense et de sécurité : la Garde républicaine, la Gendarmerie nationale, la Police nationale, la Sécurité pénitentiaire et le Prytanée militaire de Libreville. Avec un volume horaire de 468 heures de cours, la formation a couvert aussi bien les fondements théoriques que la pratique instrumentale et l’exécution collective, indispensables à la musique militaire.
« Durant ces trois mois, les auditeurs ont appris ou consolidé les bases nécessaires à la pratique de la musique militaire : lecture de partitions, maîtrise instrumentale, précision rythmique et coordination de l’exécution collective », a indiqué le lieutenant-colonel Camille Alexandre Kembot Detty Rassindina, commandant du Prytanée militaire de Libreville.
Les stagiaires ont été évalués à travers un processus rigoureux en deux phases, aboutissant à un taux de réussite remarquable, signe tangible de la qualité de l’encadrement et de l’engagement des apprenants. « Les résultats obtenus témoignent de la qualité du travail fourni, avec un taux de réussite de 91,11 % », a ajouté le commandant du Prytanée militaire de Libreville.
Loin d’être un simple apprentissage artistique, la musique militaire est présentée comme une discipline complète, exigeante sur les plans physique, mental et émotionnel. « Jouer d’un instrument de musique nécessite une grande dextérité et une coordination parfaite entre les lèvres, les doigts et les yeux. Comprendre les notes, les rythmes, les harmonies et autres, c’est comme apprendre une nouvelle langue », explique le lieutenant Christelle Nze Obone, directeur de stage.
La formation confronte également les stagiaires à la réalité de la scène et à la pression de la performance. Au-delà de certaines difficultés, elle a aussi enregistré des moments forts, notamment le déplacement pédagogique dans le Woleu-Ntem, du 11 au 13 décembre, qui a permis aux stagiaires de découvrir d’autres structures militaires et de renforcer leur cohésion. « Ce déplacement leur a permis de découvrir d’autres structures militaires et de renforcer leur esprit de corps », a renchéri le lieutenant Christelle Nze Obone.
Au terme de cette formation, les nouveaux musiciens militaires sont appelés à mettre leur talent au service de la Nation. « Soyez donc des soldats prêts à offrir à la Nation le meilleur de vous-mêmes par vos talents vocaux et instrumentaux », a exhorté le parrain du stage, le capitaine Idris Ngalo, de la Sécurité pénitentiaire.
Ce stage s’est achevé, mais la mission commence. Désormais suffisamment outillés, ces hommes et ces femmes repartent avec bien plus qu’une attestation : une responsabilité. Celle de faire entendre, à chaque note et à chaque silence, à travers chaque cérémonie et chaque prestation, l’image, la discipline et les valeurs des Forces de défense et de sécurité.

