Le 15 mars marque la commémoration d’une figure marquante de l’histoire du Gabon : Edith Lucie Bongo Ondimba, ancienne Première dame et épouse du défunt président Omar Bongo Ondimba. Elle reste un symbole emblématique pour la nation.
Née à Brazzaville, en République du Congo le 10 mars 1964, Edith Lucie Bongo était la fille aînée du président congolais Denis Sassou Nguesso et de Marie-Claire Dirat. Détentrice d’un doctorat en médecine après avoir soutenu une thèse sur les maladies infantiles à l’Institut national des sciences de la santé de Brazzaville en 1989, elle a toujours montré son dévouement pour la santé du plus grand nombre.
Peu après avoir quitté son Congo natal pour épouser le feu président gabonais Omar Bongo Ondimba, elle fonde en 1996 la Fondation Horizons Nouveaux, sous le slogan « Un enfant, un être, un avenir qui a besoin de vous », se spécialisant dans le soutien aux enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale. Le 31 mai 1996, elle reçoit la médaille de Reconnaissance des laboratoires Mérieux à Libreville, et est faite Chevalier de la Légion d’honneur en France en tant que membre de l’association Médecins du Monde.
En 2001, elle fonde le lycée Michel Dirat à Libreville et ouvre la polyclinique El Rapha l’année suivante. Médecin de formation, Edith Lucie Bongo Ondimba a étendu son engagement au-delà des soins infantiles, en rejoignant l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre le sida (OPDAS) en 2003, dont elle a été la première présidente jusqu’en 2004. Edith Lucie Bongo a laissé une empreinte indélébile dans le cœur des femmes et des enfants du Gabon à travers ses nombreuses réalisations, dont certaines continuent d’opérer aujourd’hui.
Le 14 mars 2009, elle décède à Rabat, au Maroc, dans un hôpital où elle avait été internée depuis plusieurs mois, à l’âge de 45 ans, laissant elle un mari éploré, deux enfants, Yacine Queenie et Omar Denis Junior Bongo Ondimba, orphelins de mère, et une famille en deuil, touchant ainsi deux nations : le Congo-Brazzaville, son pays natal, et le Gabon, où elle a vécu l’essentiel de sa vie. La population gabonaise conserve le souvenir d’une Première dame à la beauté inouïe, profondément engagée dans le domaine de la santé et dotée d’une extrême bonté.
Aïcha Désirée Minkoh

