La marche de la félicité, c’est l’initiative de Sthemy Manuel Vinga, enseignant d’éducation physique et sportive à Mouila dans la province de la Ngounié. Avec lui, dix autres marcheurs qui ont décidé depuis le 1ᵉʳ juin de parcourir 440 km à pied afin d’apporter au chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, un message de la jeunesse malvilloise. Après onze jours de marche, ils sont arrivés mardi à Libreville, la capitale gabonaise.
Plus de 400 km à pied !, c’est la distance parcourue par dix jeunes malvillois en onze jours. Ils sont venus féliciter et apporter au président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, un message de la jeunesse de la Ngounié. « Bonjour à la jeunesse gabonaise, parce que c’est à eux qu’est dédiée cette marche. Je veux également féliciter le président de la transition pour le coup de la libération et en même temps soumettre quelques doléances de la jeunesse de la Ngounié. Mais aussi les encourager à faire davantage comme ils l’ont déjà fait jusqu’à présent », a déclaré Sthemy Manuel Vinga, enseignant d’éducation physique et sportive.
Bien que n’ayant pas encore rencontré le président de la République, ce groupe de jeunes espère être reçu dans les tous prochains jours. « En partant de Mouila, nous avions pour objectif de venir déposer un document qui relate certains besoins de la jeunesse de la Ngounié au président de la transition. Nous savions qu’il n’était pas là, mais nous sommes quand même arrivés », a expliqué l’enseignant.
Dans ce plaidoyer adressé au chef de l’Etat : la problématique de l’appropriation de terre par les gabonais dans la province de la Ngounié et la mise en place d’une maison de retraite. « L’attribution des terres agricoles aux jeunes gabonais qui aimeraient bien se lancer dans l’entrepreneuriat agricole, nous avons également la construction d’une maison pour les personnes du troisième âge. Il leur faudrait une maison de retraite qui leur permettra de vivre leurs derniers jours dignement », a-t-il indiqué.
Entre découragement et détermination, ces dix jeunes gabonais n’ont pas cédé à la pression, à la fatigue et à la faim. Arrivés mardi 11 juin à Libreville, ils n’ont désormais qu’un seul souhait : rencontrer le président de la transition, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema.
Divina Othman

