Alors que la Journée mondiale de lutte contre le SIDA était célébrée le 1ᵉʳ décembre, il est important de rappeler que la contamination volontaire au VIH est sévèrement punie par la loi gabonaise.
Une infraction grave
« La contamination volontaire au VIH est un acte criminel […] L’article 383 du Code pénal gabonais prévoit une peine d’emprisonnement de 15 ans et une amende de 20 millions de FCFA pour toute personne atteinte du VIH, ou de toute autre infection sexuellement transmissible, qui transmet sciemment le virus à son partenaire », explique Alexis Nguema Obame, directeur général de la prévention du SIDA.
Devoir d’information
« Toute personne atteinte d’une maladie transmissible, y compris le VIH, a le devoir d’informer son partenaire », ajoute Alexis Nguema Obame. « Le VIH se transmet par voie sexuelle, sanguine ou de la mère à l’enfant. Il est donc crucial d’informer son partenaire pour qu’il puisse prendre les mesures nécessaires pour se protéger », a ajouté le directeur général.
Les éléments constitutifs de l’infraction
Pour qu’il y ait contamination volontaire au VIH, trois éléments doivent être réunis : l’élément légal : l’acte doit être prévu et puni par la loi ; l’élément matériel : la transmission du virus doit avoir effectivement eu lieu et l’élément moral : la personne doit avoir agi sciemment, avec l’intention de transmettre le virus.
Lutter contre la stigmatisation
Il est important de lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH. Leur droit à la confidentialité doit être respecté, mais elles ont également le devoir d’informer leur partenaire de leur séropositivité.

