Après dix jours d’intenses délibérations, les travaux de la Constituante, au Gabon, ont pris fin dimanche 22 septembre au palais Léon Mba de Libreville, marquant ainsi une étape cruciale dans la révision du cadre institutionnel du pays.
Depuis le 12 septembre 2024, 168 députés et sénateurs se sont réunis pour examiner, amender et adopter le projet de Constitution proposé par le Comité national constitutionnel.
Les membres de la Constituante, composée de l’Assemblée nationale et du Sénat, ont travaillé de concert pour produire un texte reflétant les aspirations des gabonais. Leur mission : redéfinir les contours d’une démocratie renouvelée.
« Notre assemblée constituante a eu pour mission exclusive d’apporter un avis motivé sur les 194 articles composant le projet de constitution qui nous a été transmis le 10 septembre 2024. Notre tâche n’a pas été des plus faciles. Les débats très houleux, les tensions qui, parfois, ont caractérisé nos travaux, témoignent indubitablement de la vivacité de notre assemblée constituante », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Jean François Ndongou, par ailleurs président de l’assemblée Constituante.
La clôture officielle et l’adoption définitive du rapport final de ce document clé sera soumis à l’approbation populaire lors d’un référendum prévu en décembre 2024, où les citoyens gabonais auront l’opportunité de se prononcer sur la nouvelle Constitution.
« Le bureau de la Constituante devra remettre, le plus tôt possible, son rapport général des travaux au président de la République, et il lui reviendra, de faire adopter en Conseil de ministres le projet de Constitution », a conclu le président de l’assemblée constituante.
Cet exercice parlementaire s’inscrit dans la volonté de bâtir une nouvelle gouvernance, fondée sur les recommandations issues du dialogue national et lancé dans un contexte de transition politique.
Le référendum de décembre permettra donc au Gabon d’écrire une nouvelle page de son histoire, avec l’espoir que cette Constitution reflète les aspirations profondes du peuple gabonais, avec une gouvernance plus inclusive et démocratique.
Childoric Massima

