La prévalence, qui désigne la proportion d’une population touchée par une maladie à un moment donné, permet d’évaluer l’ampleur du VIH/sida dans le pays. Les derniers chiffres révèlent des écarts notables entre les neuf provinces, soulignant l’importance d’adapter les actions de prévention et de prise en charge aux réalités locales et mettant la Nyanga sur la première marche.
Selon les chiffres communiqués par le Programme national de lutte contre le sida (PNLIST), les neuf provinces du pays présentent des taux de prévalence très contrastés. Les données les plus récentes révèlent une situation épidémiologique variée : certaines régions affichent des niveaux d’infection nettement supérieurs à la moyenne nationale qui est de 3,6 %, tandis que d’autres demeurent moins touchées, illustrant des dynamiques de transmission propres à chaque territoire.
Avec 4,9 %, la Nyanga apparaît comme la province la plus touchée du pays. Ce taux, nettement supérieur aux autres régions, attire l’attention des acteurs de santé qui y voient un indicateur critique nécessitant un renforcement accru des campagnes de dépistage, de sensibilisation et de prise en charge.« Sur le plan territorial, la prévalence varie selon la résidence, elle est plus élevée en milieu rural, 4 % qu’en milieu qu’en milieu urbain, 3,5 % » a déclaré Nadine Nathalie Awanang épse Anato ministre par intérim de la santé.
Le Moyen-Ogooué suit avec 3,8 %, puis le Woleu-Ntem (3,5 %) et l’Ogooué-Maritime (3,4 %), confirmant une circulation notable du virus dans ces zones. Ces provinces figurent parmi les régions où les efforts de prévention doivent demeurer particulièrement soutenus.
D’autres territoires affichent des taux plus modérés. L’Ogooué-Ivindo enregistre 3,2 %, l’Ogooué-Lolo 3,1 %, tandis que l’Estuaire et la Ngounié présentent chacune 3,0 %. Ces chiffres, bien qu’inférieurs aux provinces les plus touchées, rappellent que le VIH/sida reste un enjeu majeur de santé publique et nécessite une vigilance constante. La province la moins touchée est le Haut-Ogooué, avec un taux de 2,8 %.
Ces disparités rappellent que, malgré les avancées, la lutte contre le VIH/sida demeure un défi national qui ne peut être relevé qu’à travers des actions ciblées, soutenues et adaptées aux réalités de chaque province.

