Depuis le 2 janvier et jusqu’au 31 janvier 2025, le ministère de l’Intérieur mène une opération de révision de la liste électorale. Cette initiative fait l’objet de vives critiques de la part de plusieurs figures politiques du pays, qui remettent publiquement en question sa légitimité, notamment parce qu’elle coïncide avec l’élaboration d’un nouveau code électoral.
La révision de la liste électorale est encadrée par l’article 37 de la loi n° 07/96 du 12 mars 1996 relative aux élections politiques. Cet article prévoit une actualisation régulière de la liste avant chaque élection. L’objectif principal est de garantir la fiabilité des données électorales, en tenant compte des nouveaux inscrits, des changements de situation et des radiations éventuelles.
En fixant la période de révision du 2 au 31 janvier 2025, le ministère de l’Intérieur respecte cette exigence légale, d’autant plus que cette année aura lieu l’élection présidentielle, marquant la fin de la période de transition. Bien que la loi n’impose pas de délai précis entre la révision et les élections, elle confie au ministère la responsabilité de mener cette opération dans un cadre temporel raisonnable. Les trente jours prévus offrent le temps nécessaire pour collecter les données, examiner les réclamations éventuelles et effectuer les ajustements requis avant le scrutin.
Le cadre légal de cette révision renforce la légitimité de l’opération et vise à consolider la confiance des citoyens dans le système électoral. En appliquant les dispositions de l’article 37, le ministère réaffirme son engagement envers un processus démocratique, transparent et inclusif.
Cette opération est essentielle dans le cadre du processus démocratique. Elle garantit que chaque citoyen éligible puisse exercer son droit de vote et contribue à la transparence des prochaines échéances électorales. En lançant ce processus en début d’année, le gouvernement anticipe les éventuelles anomalies et évite les tensions liées à des préparatifs précipités.
Les opérations d’inscription et de mise à jour se déroulent quotidiennement, de 8 h à 18 h, sur l’ensemble du territoire national, ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger. Cette organisation vise à assurer une large participation citoyenne, en permettant également aux gabonais résidant à l’étranger de faire valoir leurs droits électoraux.

