La digitalisation des permis de conduire figure en tête des chantiers engagés par le ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique. Interrogé sur les priorités en cours, le ministre a confirmé que cette réforme, « tant attendue par les usagers », vise à moderniser le système, renforcer la sécurité et améliorer la traçabilité.
Selon le membre du gouvernement, la mise en place d’un permis digitalisé doit permettre à l’État d’avoir « un meilleur suivi sur les recettes », en limitant les pertes et en fiabilisant la chaîne administrative. « Sans compter les niveaux de sécurité et bien sûr la traçabilité qui sera effective concernant tous les usagers », a-t-il ajouté, insistant sur l’intérêt d’un dispositif plus sécurisé et plus contrôlable.
Sur le calendrier de déploiement, le ministre a toutefois choisi la prudence. « Je me garderai, vous le comprenez bien, de vous donner une date », a-t-il déclaré, avant d’assurer que la réforme sera « effective dans un avenir très proche ».
Au-delà de la dimension technique, cette digitalisation est présentée comme une étape structurante dans la modernisation des services aux citoyens. Elle devrait aussi faciliter les contrôles, réduire les risques de fraude et améliorer l’organisation des données relatives aux conducteurs, dans un contexte où l’État veut renforcer la gouvernance du secteur.

