Dans de nombreuses artères de la capitale gabonaise, plusieurs voiries sont en état de délabrement. Si les causes de cette situation sont multiples, il est essentiel de comprendre quel est son impact sur les populations qui empruntent ces chemins au quotidien.
Entre les nids-de-poule mal rebouchés, des portions de chaussée qui s’affaissent avec le temps et du goudron qui présente d’énormes bosses et ondulations, provoquant des secousses brusques et répétées lors des trajets en voiture, les automobilistes librevillois sont désemparés.
Par exemple, au quartier Nialy, dans le 5e arrondissement de Libreville, une longue et étroite tranchée au milieu de la chaussée incline dangereusement les véhicules qui y passe. « Nous avons des pannes tout le temps ici. Nous sommes fatigués de conduire dans de telles conditions », se plaint Jean Bernard Kenguengue, un chauffeur de taxi qui pratique le tronçon Pk 10 – Nialy.
Les habitants de ce quartier sont également impactés par le mauvais état de la route. D’après eux, depuis la dégradation de la chaussée dans la zone appelée « conteneur », les taxis ont raccourci le trajet habituel. « Nous sommes contraints de prendre deux taxis pour se rendre au carrefour Nialy. Les chauffeurs disent qu’ils ne veulent plus abîmer leur voiture », explique Caresse Bell, une riveraine.
Alors que les travaux des chantiers des voiries prioritaires se poursuivent dans le Grand Libreville, les populations attendent une amélioration de leurs conditions de vie. La route étant un facteur de développement, son entretien régulier est crucial pour le bien-être commun.
Charles Ayenoue

