Depuis l’arrivée au pouvoir du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), les recrutements dans la fonction publique gabonaise ont repris. Toutefois, le traitement de nombreux dossiers a été ralenti en raison de la présence de faux diplômes dans les dossiers de candidatures, selon le ministère de la Fonction publique. Face à cette situation, il convient de s’interroger sur le processus d’authentification des diplômes au Gabon.
Le ministère de la Fonction publique a mis en place un processus strict d’authentification des diplômes, notamment pour ceux obtenus à l’étranger. Robert Nzoghe Ekang, directeur général des examens et concours, a expliqué que les diplômes du baccalauréat ne peuvent être légalisés qu’à la Direction générale des examens et concours (DGEC), qui détient les bases de données nécessaires.
Pour les diplômes de l’enseignement supérieur obtenus à l’étranger, trois signatures sont requises : celle du consulat du pays ayant délivré le diplôme, celle du représentant de la direction des affaires consulaires du ministère des Affaires étrangères et celle du secrétariat général d’une université publique gabonaise. En cas de doute, la DGEC peut contacter directement l’établissement émetteur.
Des délais stricts sont imposés pour l’authentification des diplômes, allant de 24 heures pour les diplômes du secondaire (CEP, le BEPC et BAC) à une semaine pour les diplômes post-universitaires.
La Direction générale des examens et concours (DGEC) dispose d’une base de données numériques confidentielle au sein de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), qui permet de détecter les faux diplômes.
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