En cas d’accident, chaque seconde compte. Malheureusement, au Gabon, la connaissance des gestes de premiers secours demeure insuffisante au sein de la population. Savoir réagir correctement face à une urgence peut pourtant sauver des vies.
Les professionnels du secourisme insistent sur une chaîne de survie simple : protéger, analyser, alerter. Il faut d’abord se protéger soi-même et protéger les autres afin d’éviter tout suraccident. Ensuite, il convient d’analyser rapidement la situation (présence de dangers, nombre de victimes) avant d’alerter immédiatement les secours (pompiers, SAMU, police). Ce n’est qu’après avoir sécurisé la zone que l’on peut porter assistance à la victime.
Sécuriser les lieux est essentiel. Il est recommandé de baliser la zone (triangles, gilets réfléchissants, branchages), d’éloigner les curieux et, la nuit, d’éclairer la scène si possible. Ces précautions font partie des bonnes pratiques pour éviter un accident supplémentaire.
En attendant les secours, plusieurs gestes peuvent être vitaux : protéger la victime de nouveaux dangers, lui parler doucement pour la rassurer, vérifier sa conscience et sa respiration. Si elle est inconsciente mais respire, la mettre en Position latérale de sécurité (PLS). Si elle ne respire plus normalement, pratiquer un massage cardiaque. En cas d’hémorragie importante, comprimer fortement la plaie
Attention, certains comportements sont à proscrire : ne pas déplacer une victime (sauf danger immédiat et vital), ne jamais lui donner à boire ou à manger, ne pas retirer un objet enfoncé dans une plaie et ne pas improviser de gestes médicaux si l’on n’est pas formé.
Pour se préparer à réagir efficacement, des formations aux gestes de premiers secours existent au Gabon. La Croix-Rouge gabonaise, par exemple, propose des modules comme le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1).
Face à la multiplication des accidents, notamment routiers, promouvoir une véritable culture du secours citoyen devient impératif au Gabon. Souvent, la survie d’une victime dépend du sang-froid et des actions des premiers témoins. Un geste simple, appris et maîtrisé, peut faire toute la différence entre la vie et la mort.

