Le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, a présidé une réunion cruciale à l’hémicycle de la Fonction publique, le mercredi 26 mars 2024. Cette rencontre a rassemblé les secrétaires généraux, leurs adjoints, ainsi que les inspecteurs généraux des services des ministères et leurs adjoints, marquant. Cette rencontre marquait l’échéance de l’ultimatum fixé deux mois auparavant pour assainir l’administration publique.
Le 28 janvier 2025, face aux dysfonctionnements de l’administration publique, marqués par la corruption, les lenteurs bureaucratiques et l’absence de contrôle, Ndong Sima avait donné un délai de 60 jours aux inspecteurs généraux pour soumettre deux documents essentiels : un système d’évaluation et de notation des agents publics, et des manuels de procédures pour encadrer le fonctionnement des ministères.
Lors de la réunion du 26 mars, soit 58 jours plus tard, les différents responsables ont présenté leurs travaux, soumis deux jours avant la fin du délai imparti. Les ministères ont répondu aux attentes, proposant des outils de suivi et d’évaluation jugés satisfaisants. « Les manuels de procédure sont essentiels pour assurer une gestion administrative efficace et transparente. […] Les manuels produits définissent clairement les circuits décisionnels, les délais d’exécution et les responsabilités de chaque acteur », a déclaré le secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo.
Face à ce bilan, le chef du gouvernement a rappelé que la réforme de l’administration ne pouvait souffrir d’aucune complaisance. « Ces manuels de procédure ne sont pas de simples documents écrits pour meubler vos bureaux et constituer des supports pour les tasses de café. La mise en place des procédures claires et structurées est essentielle pour assurer la transparence, l’efficacité et la performance de l’administration. Ces manuels doivent être le reflet de l’engagement envers la rigueur, la cohérence et l’amélioration en contenus des pratiques administratives. En conséquence, cette remise officielle n’est pas une fin en soi », a insisté le Premier ministre.
Cette rencontre marque une étape décisive dans la volonté du gouvernement de la transition d’instaurer une administration plus efficace et transparente. L’attention se porte désormais sur la mise en œuvre de ces outils et d’éventuelles sanctions contre les ministères n’ayant pas pleinement répondu aux attentes.

