A LA UNE

    Éducation nationale : vers une sortie de crise encadrée par le dialogue social ?

    13 janvier 2026

    Gabon : peine de mort et recul de la criminalité, quelle corrélation ?

    13 janvier 2026

    Gabon : quand les délestages impactent les rendus professionnels

    13 janvier 2026
    Catégories
    • A la une
    • Afrique
    • Gabon
    • Monde
    • Non classé
    • podcast
    • Top news
    • Top news
    • TRANSITION
    • Video
    A LA UNE
    • Éducation nationale : vers une sortie de crise encadrée par le dialogue social ?
    • Gabon : peine de mort et recul de la criminalité, quelle corrélation ?
    • Gabon : quand les délestages impactent les rendus professionnels
    • Gabon : l’État met fin à la suspension de l’équipe de football
    • Gabon : quand la grève scolaire laisse libre cours à l’oisiveté
    • Gabon : restaurer la confiance au-delà des discours, l’urgence des preuves
    • Gaz butane : fin de la pénurie dans le Grand Libreville, le produit de retour en stations
    • SEEG : lancement de campagne de souscription d’abonnement et de rapprochement de compteurs d’électricité à Avorbam
    Gabon24Gabon24
    • Accueil
    • Gabon
    • Afrique
    • Monde
    • TRANSITION
    Gabon24Gabon24
    Accueil » Gabon : peine de mort et recul de la criminalité, quelle corrélation ?
    A la une

    Gabon : peine de mort et recul de la criminalité, quelle corrélation ?

    Gabon 24Gabon 2413 janvier 2026Aucun commentaire52
    Facebook Twitter LinkedIn WhatsApp Email
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp

    Abolie depuis 2010, la peine capitale revient aujourd’hui dans le débat public au Gabon, sur fond de montée du sentiment d’insécurité. Entre appels à une réponse pénale plus ferme, prudences juridiques et analyses sociologiques, la question divise : le rétablissement de la peine de mort ferait-il réellement baisser la criminalité ?

    Le Gabon a officiellement supprimé la peine de mort le 15 février 2010, par la loi n°003/2010, à la suite d’une décision gouvernementale prise en septembre 2007. À l’époque, cette abolition avait été perçue comme un pas important vers la consolidation de l’État de droit et l’affirmation d’un cadre institutionnel davantage arrimé aux principes contemporains de protection des droits fondamentaux.

    Un débat relancé par une prise de parole institutionnelle

    La question a été remise au premier plan à la faveur du discours prononcé par le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, lors de la cérémonie de présentation de vœux au président de la République. Cette intervention a ravivé un sujet sensible, longtemps cantonné à l’arrière-plan, mais jamais totalement éteint : faut-il réintroduire la peine de mort pour répondre à l’insécurité grandissante ?

    Sur le terrain, les réactions traduisent une lassitude sociale et une exigence de réponses immédiates. Monique, riveraine, estime que la situation actuelle justifie une sanction exemplaire. « Avec tout ce que nous vivons comme insécurité, je crois que c’est bien normal que la peine de mort revienne. Si on ne sévit pas, ça ne va pas cesser », affirme-t-elle.

    Même son de cloche chez Elvis Ngoma, chauffeur de taxi, qui relie directement la violence ambiante à la nécessité de durcir l’arsenal répressif. « Parce que y a trop de banditisme… regarde un peu les crimes qui se passent n’importe comment, les enlèvements », déplore-t-il.

    Les sociologues appellent à traiter la racine du mal

    Au-delà de l’émotion et de la demande de sanction, certains observateurs invitent à déplacer le centre du débat. Pour eux, la criminalité ne se résume pas au niveau de la peine encourue ; elle renvoie d’abord à des fragilités plus profondes du dispositif de sécurité et de la chaîne pénale.

    Le sociologue Cyr Pavlove Moussavou juge compréhensible l’adhésion de certains citoyens à l’idée d’une réhabilitation de la peine capitale, tout en rappelant que les violences observées s’inscrivent dans un contexte institutionnel plus large. « Il est tout à fait normal que certains compatriotes puissent être favorables à la réhabilitation de la peine de mort en République gabonaise, mais nous devons garder à l’esprit que le phénomène des violences, des crimes, de meurtres ou encore la criminalité (…) est d’abord et avant tout la conséquence d’une faille profonde ou d’une faillite profonde de notre système sécuritaire », souligne-t-il.

    Dans cette logique, la peine de mort pourrait répondre à une aspiration immédiate à la justice, sans pour autant garantir, à elle seule, une baisse durable de la criminalité si les problèmes structurels prévention, efficacité des enquêtes, présence policière, lutte contre la récidive, rapidité des procédures et exécution des décisions judiciaires demeurent inchangés.

    Des réserves déjà formulées au sein des institutions

    Le sujet suscite aussi des inquiétudes dans certains cercles. Ancien ministre des Droits de l’Homme entre 2014 et 2015, Alexandre Tapoyo avait, à l’époque, officiellement interpellé le chef de l’État sur les risques qu’une telle orientation pourrait faire peser sur le pays, tant sur le plan des principes que de l’image internationale du Gabon.

    En réaction au discours du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, le président Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas fermé la porte à l’hypothèse d’un rétablissement de la peine de mort, abolie depuis 2010. Le chef de l’État a toutefois insisté sur un point : la décision, si elle devait être envisagée, relèverait en dernier ressort de la volonté populaire, d’où il tient sa légitimité.

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp
    Gabon 24
    Gabon 24
    • Website

    ARTICLE(S) SIMILAIRE(S)

    Éducation nationale : vers une sortie de crise encadrée par le dialogue social ?

    13 janvier 2026

    Gabon : quand les délestages impactent les rendus professionnels

    13 janvier 2026

    Gabon : l’État met fin à la suspension de l’équipe de football

    12 janvier 2026

    COMMENTAIRE Annuler

    Articles récent

    Gabon : COMILOG enregistre un chiffre d’affaires de 926 milliards de FCFA

    19 juin 20234 490

    Le Gabon, numéro 1 en matière de promotion des droits de la femme

    24 avril 20232 281

    Gabon : Denis Bouanga, 7ème meilleur buteur de l’année 2023

    8 janvier 20242 069

    GABON : Jaquou le Bantou en finale du concours RFI Talents du rire 2023

    12 décembre 20231 853
    Suivez-nous
    • Facebook
    • Twitter
    • Instagram
    • YouTube
    • LinkedIn
    • WhatsApp
    À propos de nous
    À propos de nous

    Gabon 24 est une chaîne d’information en continu diffusée au Gabon sur les bouquets satellite Canal + Afrique et Satcon. Elle est également disponible dans de nombreux pays du continent africain et en Europe.

    Facebook Twitter YouTube WhatsApp TikTok
    A LA UNE

    Éducation nationale : vers une sortie de crise encadrée par le dialogue social ?

    13 janvier 2026

    Gabon : peine de mort et recul de la criminalité, quelle corrélation ?

    13 janvier 2026

    Gabon : quand les délestages impactent les rendus professionnels

    13 janvier 2026
    MONDE

    Gabon : les particularités de la nouvelle Carte d’identité nationale électronique (CNIE)

    25 février 202533 092

    Gabon : interview exclusive avec Gabriella, 8 ans à peine elle obtient  16,33 au 1er trimestre

    1 février 202427 590

    Gabon : le gouvernement dissout le staff technique et suspend l’équipe nationale de football

    1 janvier 202625 865

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.