La consommation de stupéfiants chez les jeunes inquiète de plus en plus les parents et les professionnels de santé. Au-delà de l’addiction, ces substances peuvent provoquer de graves troubles psychologiques et compromettre l’avenir de nombreux adolescents.
La consommation de stupéfiants chez les jeunes devient un problème préoccupant. « En psychologie clinique, on observe que les substances psychoactives, ou stupéfiants, modifient le fonctionnement du cerveau, notamment les systèmes liés à la dopamine et à la régulation des émotions », a déclaré Hynnel Verley Mawele Mbembou, psychologue clinicien et spécialiste en psychopathologie. Dans certains milieux scolaires et urbains, l’accès à ces substances semble de plus en plus facile, exposant les adolescents à des risques importants.
Selon les spécialistes, l’usage régulier de drogues peut perturber le développement du cerveau, encore en formation. « Chez certaines personnes, surtout celles qui présentent déjà une vulnérabilité psychologique ou génétique, la consommation peut déclencher des troubles comme l’anxiété, la dépression ou même des épisodes psychotiques », a révélé l’expert. Cette consommation peut entraîner des troubles de la mémoire et de la concentration, mais aussi favoriser l’anxiété, la dépression ou des comportements violents.
Dans les cas les plus graves, elle peut provoquer des hallucinations, une dépendance ou une rupture avec la vie scolaire et sociale. « Le cannabis est souvent associé à l’apparition de symptômes délirants ou paranoïdes chez les jeunes. Certaines personnes consomment des stupéfiants pour soulager une souffrance psychique préexistante, ce que l’on appelle l’automédication », a-t-il affirmé. De nombreux jeunes se retrouvent alors enfermés dans un cercle dangereux qui compromet leur avenir.
Face à ce phénomène, les experts appellent à renforcer la prévention dans les écoles et les familles, tout en luttant contre les circuits qui facilitent l’accès des mineurs à ces substances. « À long terme, cette consommation aggrave généralement le trouble initial et entretient un cercle vicieux entre dépendance et fragilité mentale », a conclu l’expert.
La lutte contre les stupéfiants ne relève pas seulement de la répression, mais aussi de la sensibilisation. Protéger la santé mentale des jeunes aujourd’hui, c’est préserver l’équilibre de la société de demain.

